Soins psychiatriques : que pense le juge de l’isolement sans consentement ?
La réglementation actuelle relative au placement à l’isolement ou sous contention sans consentement est stricte, en raison des risques d’atteintes à la liberté individuelle. Pour autant, est-elle conforme à la Constitution ? C’est à cette question que le juge vient de répondre…
Soins psychiatriques : la réglementation actuelle est-elle licite ?
Actuellement, lors de la prise en charge en soins psychiatriques, la réglementation autorise le recours à l’isolement et à la contention sans consentement du patient, sous réserve du respect des conditions suivantes :
- la mise en œuvre de ces pratiques doit faire l’objet d’une surveillance stricte, somatique et psychiatrique, confiée par l’établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin et tracée dans le dossier médical ;
- la mesure d’isolement doit être prise pour une durée maximale de 12 heures, qui peut être renouvelée, si l’état de santé du patient le nécessite, par périodes maximales de 12 heures dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, dans la limite d’une durée totale de 48 heures ;
- la mesure de contention doit être prise dans le cadre d’une mesure d’isolement pour une durée maximale de 6 heures qui peut, si l’état de santé du patient le nécessite, être renouvelée par périodes maximales de 6 heures dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, dans la limite d’une durée totale de 24 heures ;
- le médecin peut, le cas échéant, renouveler ces mesures, au-delà des durées totales prévues. Dans ce cas, il doit informer sans délai le juge des libertés et de la détention (qui peut se saisir d’office pour mettre fin à la mesure) ainsi que, lorsqu’ils sont identifiés :
- ○ la personne faisant l'objet des soins ;
- ○ les titulaires de l'autorité parentale ou le tuteur si la personne est mineure ;
- ○ la personne chargée d'une mesure de protection juridique relative à la personne faisant l'objet des soins (tuteur, curateur) ;
- ○ son conjoint, son concubin ou son partenaire de PACS ;
- ○ la personne qui a formulé la demande de soins ;
- ○ un parent ou une personne susceptible d'agir dans l'intérêt de la personne faisant l'objet des soins ;
- ○ le procureur de la République ;
- le médecin doit également informer ces mêmes personnes lorsqu’il prend plusieurs mesures d’une durée cumulée de 48 heures pour l’isolement et de 24 heures pour la contention sur une période de 15 jours ;
- le cas échéant, le médecin doit prévenir le patient de son droit de saisir le juge des libertés et de la détention pour qu’il ordonne la mainlevée de la mesure et l’informer des modalités de saisine de ce juge ;
- en cas de saisine, le juge des libertés et de la détention doit statuer dans un délai de 24 heures ;
- une mesure d’isolement ou de contention prise au moins 48 heures après une précédente mesure d’isolement ou de contention constitue une nouvelle mesure. En-deçà de ce délai, sa durée s’ajoute à celle des mesures d’isolement et de contention qui la précèdent.
Cette réglementation vient d’être déclarée contraire à la Constitution pour les raisons suivantes :
- il n’est pas prévu de contrôle systématique de ces mesures pour le juge des libertés et de la détention ;
- il n’est pas explicitement prévu que le juge soit informé de chaque renouvellement des mesures d’isolement et/ ou de contention, ce qui implique qu’elles pourraient potentiellement être mises en œuvre sur de longues périodes, et cela sans aucun contrôle judiciaire.
Pour autant, notez que cette réglementation va continuer à s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2021, car sa suppression immédiate reviendrait à empêcher toute possibilité de placement à l'isolement ou sous contention des personnes admises en soins psychiatriques sous contrainte.
Le gouvernement est donc invité à revoir sa copie d’ici là. A suivre…
Source : Décision n° 2021-912/913/914 QPC du 4 juin 2021
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mercredi 16 juin 2021
Outre-mer : suppression d’une exonération de TVA à l’importation ?
A partir du 1er juillet 2021, l’exonération générale de TVA à l’importation des biens d’une valeur négligeable (inférieure à 22 €) va être supprimée. Y compris pour les importations réalisées en Outre-mer ?
Une exonération de TVA à l’importation maintenue dans certains DOM
Jusqu’à présent, les importations de biens d’une valeur n’excédant pas 22 €, à l’exclusion des biens importés dans le cadre d’une vente par correspondance, étaient exonérées de TVA.
A compter du 1er juillet 2021, cette exonération générale de TVA est supprimée, sauf pour les biens compris dans un envoi d’une valeur qui n’excède pas 22 € importés en Guadeloupe, en Martinique, ou à La Réunion.
Source : Arrêté du 31 mai 2021 limitant à la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée applicable aux opérations d'importation résultant d'envois de biens de valeur négligeable
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mercredi 16 juin 2021
Coronavirus (COVID-19) : la vaccination ouverte à certains mineurs ?
Depuis le 15 juin 2021, la campagne de vaccination est ouverte aux mineurs. Mais tous ne sont pas concernés. Quels sont les mineurs qui peuvent se faire vacciner ?
Coronavirus (COVID-19) : ouverture de la vaccination aux mineurs d’au moins 12 ans !
Depuis le 15 juin 2021, les mineurs d’au moins 12 peuvent se faire vacciner. Ils peuvent seulement recevoir le vaccin Pfizer-BioNTech.
L'autorisation des 2 parents (matérialisée par une attestation téléchargeable ici), l'accord oral de l'adolescent et la présence d'un des 2 parents lors de l'injection (avec l’attestation remplie) sont nécessaires.
S'il est seul, le parent accompagnant son enfant s'engage sur l'honneur à ce que l'autre parent (cotitulaire de l'autorité parentale) ait donné son autorisation. Les professionnels de santé doivent conserver cette attestation après l'injection.
Après avoir reçu une information claire et adaptée à son âge sur l'état actuel des connaissances au sujet de la covid-19 et de l'efficacité du vaccin, le mineur doit également donner son consentement oral lors de l'entretien préalable réalisé par le médecin.
Pour rappel, la vaccination est déconseillée aux adolescents de 12 à 17 ans qui ont développé un « syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) » à la suite d'une infection par la covid-19 en raison d'un éventuel risque de réponse inflammatoire sévère.
Source : Actualité de service-public du 15 juin 2021
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mercredi 16 juin 2021
Renforcement de la sécurité des dispositifs médicaux
L’Union européenne a pris des mesures pour renforcer la sécurité des dispositifs médicaux. Elles sont applicables depuis le 26 mai 2021. Que devez-vous savoir ?
Dispositifs médicaux : hausse des normes de sécurité !
Depuis le 26 mai 2021, une nouvelle réglementation européenne encadre les dispositifs médicaux dans le but d’améliorer leur sécurité.
Cette nouvelle réglementation renforce les exigences qui incombent aux industriels avant la commercialisation d’un dispositif médical en les obligeant, notamment, à mettre en place des évaluations et des investigations cliniques pour s’assurer de l’efficacité et de la sécurité d’utilisation de ces dispositifs.
En outre, la nouvelle réglementation renforce la transparence des données grâce à une nouvelle base de données européenne, nommée « Eudamed », qui contiendra des informations détaillées au sujet des dispositifs médicaux disponibles en Europe et qui permettra de connaître les incidents déclarés ainsi que l’avancée des investigations cliniques.
Enfin, les procédures d’habilitation des organismes en charge d’émettre les certificats de marquage CE et de la surveillance du marché après commercialisation ont été modernisées.
Pour rappel, l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) va veiller à l’application de la nouvelle réglementation en France. En outre, elle va continuer à accompagner les opérateurs du marché pour les aider à s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires.
Source : Communiqué de presse de l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé du 26 mai 2011
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mercredi 16 juin 2021
Installations de gaz combustible : ajustement (progressif) des règles techniques applicables
Les installations de gaz combustible situées dans les bâtiments d’habitation font l’objet d’une règlementation stricte destinée à sécuriser leur utilisation. Celle-ci vient faire de l’objet de nouveaux ajustements, dont voici un aperçu.
Mieux encadrer pour mieux sécuriser
Pour rappel, les règles techniques et de sécurité qui s’appliquent aux installations (neuves ou existantes) de gaz combustible situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation individuelle ou collective font l’objet d’un encadrement précis.
Leur contenu vient justement d’être réaménagé, notamment afin de prendre en compte de nouvelles recommandations de sécurité adressées au Gouvernement en janvier 2020.
Les nouveautés, qui toutes tendent à améliorer la sécurité des installations concernées par la règlementation, ont notamment trait :
- aux obligations relatives aux détendeurs (qui sont des régulateurs de pression) des installations de gaz, en ce qui concerne leur entretien ;
- aux règles entourant la condamnation d’organes de coupure de branchement qui sont inutilisés ou abandonnés, afin de garantir leur sécurité ;
- à l’entretien des installations de gaz dans les bâtiments collectifs, dont la fréquence et les modalités sont précisées ;
- à l’encadrement des situations d’interruption de la mise à disposition du gaz pour une durée supérieure à 6 mois.
L’intégralité de ces dispositions techniques est disponible ici.
Notez que l’entrée en vigueur de ces ajustements est progressive, et s’étale entre le 1er juillet 2021 et le 1er janvier 2026.
Source : Arrêté du 4 mars 2021 portant modification de l'arrêté du 23 février 2018 relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustible des bâtiments d'habitation individuelle ou collective, y compris les parties communes
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mercredi 16 juin 2021
Télésoin : un acte de la vie courante
Pour moderniser le système de santé, le gouvernement a lancé un plan « Ma santé 2022 » qui comporte notamment des mesures relatives au télésoin. Une nouvelle avancée vient entériner le déploiement du télésoin. Que devez-vous savoir ?
Télésoin : un déploiement entériné !
Pour rappel, le télésoin est l’une des composantes de la télémédecine : il s’agit d’une forme de pratique de soins à distance utilisant les technologies de l'information et de la communication. Il met en rapport un patient avec un ou plusieurs pharmaciens ou auxiliaires médicaux dans l'exercice de leurs compétences.
Depuis le début de la crise sanitaire liée à la covid-19, les actes de télésoin sont pris en charge par l’assurance maladie comme s’ils étaient réalisés en présentiel.
Dans le cadre du plan « Ma santé 2022 », ces actes pourront continuer à être pris en charge comme tel, de manière pérenne.
Sources :
- Décret n° 2021-707 du 3 juin 2021 relatif à la télésanté
- Arrêté du 3 juin 2021 définissant les activités de télésoin
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mercredi 16 juin 2021










