Tarifs de l’électricité en Outre-mer : quoi de neuf ?
Afin de contrer la hausse des prix de l’électricité, le Gouvernement a annoncé un dispositif tarifaire particulier pour les entreprises établies en Outre-mer. Focus.
Tarifs de l’électricité : un plafonnement également pour les Outre-mer
Pour mémoire, pour contrer la hausse des prix de l’électricité, un bouclier tarifaire a été mis en place pour les ménages et les TPE/PME.
Le Gouvernement a annoncé étendre ce bouclier tarifaire en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Wallis-et-Futuna.
Les entreprises implantées sur ces territoires bénéficient, en effet, d’un tarif réglementé de la vente d’électricité. Concrètement, la hausse de ces tarifs sera donc plafonnée à 15 % TTC pour chaque tarif et chaque territoire.
Source : Communiqué de presse du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer du 1er février 2023 : « Les coûts de l’électricité seront plafonnés à 15 % pour les entreprises ultramarines »
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mardi 14 février 2023
Crise de la filière vitivinicole : l’État propose des solutions
L’agriculture en général, et la filière vitivinicole en particulier, est un secteur très important en France. Mais entre les caprices de la météo et l’inflation, les difficultés rencontrées par les professionnels ne manquent pas… Autant d’obstacles que l’État veut lever en accompagnant les agriculteurs. De quelle(s) façon(s) ?
Des aides ponctuelles et des guichets pour investir à long terme
La filière vitivinicole connaît aujourd’hui des difficultés conjoncturelles, avec notamment l’inflation et la crise ukrainienne, mais aussi structurelles, avec les changements climatiques et la nécessaire adaptation qu’ils impliquent.
L’État met donc en place 2 volets de mesures afin d’aider le secteur sur le court et le moyen terme.
- Focus sur la gestion de crise conjoncturelle
L’État souhaite mettre des moyens à la fois humains et financiers à disposition des professionnels de la vitiviniculture.
Sur le plan financier, dès l’été 2023, ce sont 40 M€ de crédits nationaux auxquels s’ajoutent 40 M€ issus du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) qui seront distribués, selon des critères pour l’instant inconnus.
Une 2de salve d’aides pourra également être organisée à partir d’octobre 2023 (40 M€ de l’État et 40 M€ du FEAGA) sous réserve de l’accord préalable de la Commission Européenne.
Sur le plan des aménagements, le Gouvernement prolonge jusqu'à la fin de l'année 2023 l’accord de place sur les restructurations de prêts garantis par l’État (PGE). Les entreprises peuvent donc demander au Médiateur du crédit, de manière gratuite et confidentielle, un rééchelonnement de leur PGE.
Enfin, une « task force », autrement dit un groupe de travail dédié à une mission, a été mise à la disposition des agriculteurs, afin de les orienter au mieux dans les méandres des dispositifs d’aides.
- Focus sur la gestion de crise structurelle
Un travail de réflexion a été engagé, afin de mettre en place un « plan stratégique d’avenir », sur la base de plusieurs pistes :
- diversification agricole ;
- renouvellement des générations ;
- arrachage sanitaire pour enrayer la flavescence dorée (une maladie touchant la vigne et mettant en danger jusqu’à la survie même d’un vignoble).
Le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) est évoqué pour financer ce plan.
Enfin, l’État a annoncé que seront mis en place 2 guichets d’aide de 20 M€ chacun. Ces guichets ont pour objectif d’aider les agriculteurs à investir dans des équipements de protection contre les aléas climatiques.
Ces équipements doivent venir renforcer le système d’assurance récolte entré en vigueur en 2023 qui permet, sous conditions, d’indemniser tous les agriculteurs, même non-assurés, en cas d’aléas climatiques exceptionnels.
Notez qu’un de ces 2 guichets sera exclusivement réservé aux agriculteurs assurés.
Source : Communiqué de presse du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire du 6 février 2023 : « Crise de la filière viti-vinicole : l’État s’engage avec la filière pour mettre en place des mesures de gestion conjoncturelles et structurelles »
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lundi 13 février 2023
Registre des bénéficiaires effectifs : toujours accessible à tous ?
Depuis quelques années maintenant, les sociétés doivent déclarer leurs « bénéficiaires effectifs ». Certaines des informations contenues dans cette déclaration sont aujourd’hui librement accessibles au grand public, ce qui pose problème au juge… Mais pas au Gouvernement…
Registre des bénéficiaires effectifs : rien ne change (pour l’instant) !
Pour rappel, en 2017, un registre des bénéficiaires effectifs a été mis en place afin de lutter contre le blanchiment des capitaux, la fraude fiscale et le financement du terrorisme.
Concrètement, les sociétés doivent déclarer les personnes identifiées comme « bénéficiaires effectifs », cette déclaration étant, par la suite, annexée au registre du commerce et des sociétés (RCS).
Pour mémoire, un bénéficiaire effectif est une personne physique qui détient, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou des droits de vote de la société, ou qui exerce par tout autre moyen un pouvoir de contrôle sur la société.
Il se trouve que certaines informations sur les bénéficiaires effectifs des sociétés (nom, mois et année de naissance, pays de résidence, etc.) sont accessibles au grand public. Une situation inadmissible, pour le juge européen.
Restait à savoir quelles allaient être les conséquences pratiques d’une telle décision… Pour l’instant, elles sont nulles : le Gouvernement a, en effet, annoncé qu’il maintenait l’accès du grand public aux données du registre des bénéficiaires effectifs, le temps de prendre la pleine mesure de la décision du juge européen.
Source : Actualité du ministère de l’Économie du 19 janvier 2023 : « Registre des bénéficiaires effectifs : Maintien de l’accès au grand public »
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lundi 13 février 2023
Divorce sans juge = divorce sans impôt ?
Dans le cadre d’un divorce, lorsque le jugement ne prévoit pas de transfert de propriété et lorsque l’un des époux bénéficie de l’aide juridictionnelle, une exonération de droits d’enregistrement est possible. Cette exonération s’applique-t-elle également aux divorces « sans juge » ? Le Gouvernement et l’administration répondent…
Divorce sans juge : une exonération de droits d’enregistrement est possible…
Un divorce, acté par un jugement, peut être exonéré de droits d’enregistrement si l’un des époux bénéficie de l’aide juridictionnelle, sauf lorsque la décision prévoit un transfert de propriété.
Depuis le 1er janvier 2017, il est possible de divorcer sans passer devant le juge. Dans ce type de situation, est-il possible de bénéficier de la même exonération ?
En 2019, le Gouvernement a admis cette possibilité, sous réserve que les conditions requises soient réunies (aide juridictionnelle et absence de transfert de propriété).
Une position confirmée par l’administration fiscale en 2023 !
Source : Actualité du Bulletin officiel des finances publiques du 30 janvier 2023 : « ENR - Extension du bénéfice de l'exonération de droits d'enregistrement prévue à l'article 1090 A du CGI aux divorces par consentement mutuel extrajudiciaires - Réponse ministérielle (RM Larrivé n° 21216, JO AN du 31 décembre 2019, p. 11502) »
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lundi 13 février 2023
Crédit d’impôt recherche : suivez le guide !
Si la recherche et l’innovation sont souvent indispensables au développement d’une entreprise, leurs coûts peuvent être synonymes de frein. L’un des outils à votre disposition pour contourner cet écueil financier est le crédit d’impôt recherche (CIR) : un avantage fiscal qui peut vous aider… mais qui n’est pas le plus simple à obtenir. D’où la publication d’un guide pratique !
CIR : le guide pratique est disponible
Pour rappel, le crédit d’impôt recherche (CIR) est un avantage fiscal destiné à soutenir les activités de recherche et développement des entreprises.
En principe, peuvent en bénéficier, toutes conditions par ailleurs remplies, les entreprises :
- qui engagent des dépenses qui ont pour objectif de permettre la réalisation d’opérations de recherche scientifique ou technique ;
- qui exercent une activité industrielle, artisanale, agricole ou commerciale ;
- qui sont imposées selon un régime réel d’imposition : les entreprises relevant du régime micro ne sont donc pas éligibles.
Retenez que votre recherche ne doit pas juste permettre d’associer ou d’améliorer des méthodes et savoirs déjà existants. Elle doit présenter un réel caractère de nouveauté ou d'amélioration substantielle de produits ou procédés.
Au-delà de ces considérations générales, de nombreux points d’attention existent : situation de sous-traitance, lorsque ce type de contrat est mis en place, nature des dépenses éligibles, plafonds à respecter, articulation avec le dispositif « Jeune entreprise innovante », avec le crédit d’impôt innovation ou le crédit d’impôt recherche collaborative, etc.
Pour vous aider à y voir plus clair, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) vient de publier un guide du CIR, disponible ici.
Attention ! Ce document est une compilation des règles et des pratiques couramment admises. Pour autant, il n’engage pas l’administration fiscale. N’hésitez donc pas à vous rapprocher de votre conseil habituel pour éviter tout impair !
Source : Article du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du 13 janvier 2023 : « Guiche du crédit d’impôt recherche 2022 »
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lundi 13 février 2023
Exonération de charges dans le secteur agricole : 3 ans de plus !
Pour soutenir le secteur agricole, le dispositif d’exonération de certaines cotisations et contributions patronales (appelé dispositif TO-DE) est temporairement maintenu… On vous explique !
Secteur agricole : prolongation du dispositif « travailleurs occasionnels / demandeurs d’emploi (TO-DE) »
Pour rappel, et toutes conditions par ailleurs remplies, les exploitants agricoles bénéficient d’une mesure d’exonération portant sur certaines cotisations et contributions patronales (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, allocations familiales, contribution Fnal et solidarité-autonomie, etc.) dues au titre de l’emploi de travailleurs occasionnels ou de demandeurs d’emploi.
Ce dispositif, qui devait prendre fin au 1er janvier 2023, est prolongé jusqu’au 31 décembre 2025.
Tous les employeurs du secteur agricole peuvent en bénéficier, à l’exception des :
- coopératives d'utilisation de matériel agricole ou de transformation, conditionnement et commercialisation ;
- entreprises paysagistes ;
- structures exerçant des activités de tourisme à la ferme ;
- entreprises de service (caisses de MSA, chambres d'agriculture, etc.) ;
- artisans ruraux ;
- entreprises de travail temporaire (ETT et ETT d’insertion) ;
- entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers.
Les exonérations portent exclusivement sur les emplois en :
- CDD (saisonnier ou d'usage) ;
- contrat vendanges ;
- CDD d'insertion (CDDI) conclu par une entreprise d'insertion ou par une association intermédiaire ;
- CDD CIE (Contrat Initiative Emploi) ;
- CDI conclu avec un demandeur d'emploi inscrit à Pôle emploi depuis au moins 4 mois ou 1 mois si cette inscription fait suite à un licenciement.
Le recrutement doit également se faire pour l’exécution de tâches qui relèvent de certaines activités limitativement énumérées (culture, élevage, conchyliculture etc.).
Pour finir, notez qu’en raison de la prolongation de ce dispositif, la réduction générale des cotisations patronales (dite « réduction Fillon ») ne sera applicable qu’au 1er janvier 2026.
Source :
- Actualité MSA du 7 février 2023, « Prolongation du dispositif Travailleurs Occasionnels / Demandeurs d’Emploi (TO-DE) »
- Loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023 (article 8)
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lundi 13 février 2023










