LFR 2022 et activité partielle : une prolongation pour les personnes vulnérables
En raison de la circulation toujours active de la covid-19, le gouvernement a décidé de prolonger le dispositif spécifique d’activité partielle… mais uniquement pour les salariés considérés comme « personnes vulnérables ». Selon quelles modalités ?
Activité partielle : un maintien du dispositif existant pour le mois d’août 2022
Lors de la crise sanitaire liée à la covid-19, le gouvernement avait mis en place un dispositif d’activité partielle spécifique pour les personnes vulnérables et les personnes rencontrant des problématiques de garde d’enfants.
Ce dispositif a pris fin au 31 juillet 2022, comme prévu, pour son volet « garde d’enfants ». En revanche, il est maintenu, dans les mêmes conditions que celles antérieurement applicables, pour août 2022, uniquement pour les personnes vulnérables.
Activité partielle : un dispositif spécifique à partir du 1er septembre 2022
Un dispositif d’activité partielle va continuer à s’appliquer au titre des heures chômées à compter du 1er septembre 2022, quelle que soit la date du début de l’arrêt de travail, jusqu’à une date fixée par décret (non encore paru à ce jour) et au plus tard jusqu’au 31 janvier 2023.
Sont désormais concernés par ce dispositif les salariés de droit privé incapables de continuer à travailler en raison de la reconnaissance de leur qualité de « personnes vulnérables » présentant un risque avéré de développer une forme grave d’infection au virus de la covid-19.
Les critères de reconnaissance de la qualité de « personnes vulnérables » seront déterminés dans un autre décret à venir (non encore paru à ce jour).
Notez qu’en cas de mise en place de ce dispositif dans l’entreprise, le taux horaire de l’indemnité versée au salarié n’a pas changé : il est fixé à 70 % de la rémunération brute servant d’assiette pour le calcul de l’indemnité de congés payés, limitée à 4,5 fois le taux horaire du Smic.
En revanche pour l’employeur, le taux horaire de l’allocation d’activité partielle qu’il perçoit a diminué : il est fixé à 60 % (contre 70% auparavant) de la rémunération brute servant d’assiette pour le calcul de l’indemnité de congés payés, limitée à 4,5 fois le taux horaire du Smic.
Le taux horaire de l’allocation ne peut pas être inférieur à 8,76 euros, sauf lorsque la rémunération du salarié est inférieure au Smic.
Rappelons que l’indemnité versée au salarié dans ce cadre n’est pas cumulable avec l’indemnité journalière de la sécurité sociale (IJSS), l’indemnité journalière de la caisse de mutualité sociale agricole ou l’indemnisation complémentaire versée par l’employeur.
Source :
- Loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022 (article 33)
- Décret n° 2022-1195 du 30 août 2022 relatif à la détermination des taux et modalités de calcul de l'indemnité et de l'allocation d'activité partielle pour les salariés reconnus comme vulnérables et présentant un risque avéré de développer une forme grave d'infection au virus de la covid-19
- Ministère du travail, Foire aux questions « Garde d’enfants et personnes vulnérables », à jour du 10 août 2022
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mercredi 31 août 2022
Incendies : l’Urssaf vous accompagne !
Au vu des incendies qui touchent la France, l’Urssaf a décidé de mettre en place des mesures d’urgence pour venir en aide aux employeurs et aux indépendants qui ont été affectés…
Incendies : les mesures d’urgence de l’Urssaf
Au vu des incendies qui ravagent le territoire français, les employeurs et travailleurs indépendants affectés peuvent solliciter de l’Urssaf le report de leurs échéances de cotisations sociales via la mise en place d’un délai de paiement.
A ce titre, les employeurs bénéficieront d’une remise d’office pour les pénalités et majorations de retard dues.
Les travailleurs indépendants, quant à eux, pourront demander à bénéficier d’une aide d’urgence de l’action sociale du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI).
L’Urssaf précise que les demandes de report et d’aide d’urgence seront traitées en priorité, et feront l’objet d’une analyse bienveillante.
Retrouvez les coordonnées des services compétents, ici.
Source :
- Urssaf, communiqué de presse du 18 août 2022
- Urssaf, actualité du 19 août 2022, « L’Urssaf vient en aide aux employeurs et indépendants touchés par les incendies »
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mercredi 31 août 2022
Crèches : des dérogations à l’embauche de personnes diplômées…
Afin de faire face à la pénurie de professionnels en crèches, le gouvernement a autorisé, à titre exceptionnel, les établissements d’accueil des jeunes enfants (privés ou publics) à embaucher du personnel non expressément autorisé par loi (non diplômés). Explications.
Crèches : l’embauche de personnes non diplômées est possible
L’embauche de personnels dans les établissements d’accueil des jeunes enfants (privés ou publics) est strictement encadrée, et répond à des conditions de diplômes ou d’expériences.
A titre exceptionnel, au regard de la pénurie de main d’œuvre dans ce secteur d’activité, le gouvernement a prévu des dérogations aux conditions de diplômes ou d’expériences normalement exigées.
Ainsi, à compter du 31 août 2022, les établissements et services gérés par une personne de droit privé, ainsi que les établissements et services publics, seront autorisés à embaucher du personnel « non autorisé », en prenant en compte :
- leur formation ;
- leurs expériences professionnelles passées, notamment auprès d’enfants ;
- leur motivation à participer au développement de l’enfant au sein d’une équipe de professionnels de la petite enfance ;
- leur capacité à s’adapter à un nouvel environnement professionnel.
Afin de bénéficier de cette dérogation, le gestionnaire de l’établissement d’accueil devra fournir un certain nombre de documents attestant de la pénurie de professionnels « autorisés » au Président du conseil départemental. C’est ce dernier qui décidera d’accorder ou de refuser la dérogation d’embauche.
Notez que le Président du conseil départemental a 1 mois (voire 3 semaines) à compter de la date de réception du dossier pour autoriser ou non la dérogation d’embauche. Passé ce délai, l’absence de réponse vaudra autorisation d’embauche.
La personne embauchée bénéficiera ensuite d’un parcours d’intégration, c’est-à-dire d’un accompagnement dans l’emploi pendant ses premières 120 heures d’exercice professionnel. Elle sera supervisée par le responsable technique ou le directeur de l'établissement ou du service, à l'aide d'une fiche de suivi conservée dans le dossier professionnel.
Il est également possible pour les établissements privés ou publics d’embaucher des personnes provenant d’autres pays de l’Union européenne, à condition de remplir certains critères.
Source : Arrêté du 29 juillet 2022 relatif aux professionnels autorisés à exercer dans les modes d'accueil du jeune enfant
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mercredi 31 août 2022
Loi pouvoir d’achat et prestations sociales : quelle revalorisation ?
Afin d’augmenter le pouvoir d’achat des Français, le Gouvernement a récemment pris de nombreuses mesures. Parmi elles, figure la revalorisation anticipée de certaines prestations sociales... Lesquelles ?
Revalorisation des prestations sociales : une anticipation exceptionnelle
- Concernant le régime de base
Pour rappel, certaines prestations, allocations ou aides individuelles (pensions de retraite de base et d’invalidité des régimes de base, revenu de solidarité active, allocation des adultes handicapés, etc.), font l’objet d’une revalorisation annuelle, qui est effectuée sur la base d’un coefficient qui ne peut être inférieur à 1.
Afin de tenir compte de l’inflation, il est prévu que ces montants soient exceptionnellement revalorisés au 1er juillet 2022, grâce à un coefficient qui est porté à 1,04. Ce coefficient a vocation à s’appliquer à l’occasion de la 1ère revalorisation annuelle postérieure au 1er juillet 2022.
- Concernant le secteur agricole
Pour rappel, les non-salariés agricoles bénéficient d’un complément différentiel de points de retraite complémentaire obligatoire qui, concrètement, leur permet d’atteindre un montant minimal lors de la liquidation de leurs droits.
Pour le calcul de ce montant pour les carrières complètes des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, le SMIC retenu est celui en vigueur au 1er janvier de l’année civile en cours.
Afin de tenir compte de l’inflation actuelle, il est prévu, par exception, que le montant du SMIC retenu soit celui applicable au 1er juillet 2022 pour les périodes comprises entre le 1er juillet et le 31 décembre 2022.
Source : Loi no 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat (article 9)
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mercredi 31 août 2022
Loi pouvoir d’achat et heures supplémentaires : un point sur les cotisations patronales
Pour faire face à la hausse des prix et pour protéger le pouvoir d’achat des français, le Gouvernement a annoncé que dans les entreprises de 20 à 249 salariés, toutes conditions par ailleurs remplies, les employeurs vont pouvoir bénéficier d’une déduction de cotisations patronales au titre des heures supplémentaires effectuées par leurs salariés. Explications.
Déduction des cotisations patronales : pour toutes les heures supplémentaires ?
Dans les entreprises de 20 à 249 salariés, toute heure supplémentaire effectuée par les salariés à partir du 1er octobre 2022, ouvrira droit à une déduction des cotisations patronales, pour l’employeur, dont le montant sera fixé ultérieurement.
Cette déduction s’appliquera au titre :
- des heures supplémentaires de travail « classiques » dépassant la durée légale hebdomadaire du travail, fixée en principe à 35 heures et, pour les salariés ayant conclu une convention de forfait en heures sur l'année, des heures effectuées au-delà de 1 607 heures ;
- des heures accomplies au cours d’une semaine au-delà de la durée légale de travail (35 h) ou, le cas échéant, au-delà des limites fixées par un accord collectif, pour les salariés qui bénéficient d’une réduction de la durée du travail sous forme d’une ou plusieurs périodes d’au moins une semaine pour les besoins de leur vie personnelle ;
- des heures supplémentaires effectuées dans le cadre d’un dispositif d'aménagement du temps de travail sur une période de référence supérieure à la semaine (sauf pour les heures effectuées en-deçà de 1 607 heures lorsque la durée annuelle fixée par l'accord est inférieure à ce niveau).
Par ailleurs, sous certaines conditions, ces entreprises bénéficieront également d’une seconde déduction forfaitaire égale à 7 fois le montant qui doit prochainement être défini par décret (non encore paru à ce jour). Cette déduction forfaitaire s’appliquera, sous conditions, pour chaque jour de repos auquel renonce un salarié en forfait annuel en jours, au-delà de la limite de 218 jours.
Notez que ces déductions peuvent se cumuler avec certaines exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale dans la limite d’un certain montant.
Enfin, pour bénéficier de ces deux déductions, vous devez :
- respecter les règles légales et conventionnelles relatives à la durée du travail ;
- rémunérer l’heure supplémentaire effectuée d’un montant au moins égal à celui d’une heure non majorée ;
- respecter le principe de non-substitution des salaires ou éléments concernés par d’autres éléments de rémunération ;
- respecter les règles européennes relatives aux aides de minimis ;
- transmettre aux agents de l’URSSAF un document leur permettant de contrôler la bonne application de l’ensemble de ces mesures.
Source : Loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat (Article 2)
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mercredi 31 août 2022
Loi pouvoir d’achat et prime de partage de la valeur : ce qu’il faut savoir
Afin d’augmenter le pouvoir d’achat des Français, le Gouvernement met en place une prime de partage de la valeur (PPV) qui vient se substituer à la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA). Qui peut en bénéficier ? Sous quelles conditions ? Eléments de réponse…
Prime de partage de la valeur : un versement conditionné
- Qui est concerné ?
Pour rappel, la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA) a pris fin en mars 2022. Afin de faire face aux conséquences de l’inflation, une prime de partage de la valeur (PPV) vient d’être mise en place et permet, toutes conditions remplies, de bénéficier d’une exonération de cotisations et contributions sociales.
Elle peut être versée depuis le 1er juillet 2022 par :
- les employeurs de droit privé ;
- les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) ;
- et les établissements publics administratifs (EPA) lorsqu’ils emploient du personnel de droit privé.
Peuvent bénéficier de cette prime, dès lors qu’ils se trouvent dans cette situation au moment du versement de la prime ou à la date de dépôt de l’accord d’entreprise (ou de groupe), ou à la date de la signature de la décision unilatérale la mettant en œuvre :
- les salariés titulaires d’un contrat de travail ;
- les intérimaires mis à disposition d’une entreprise utilisatrice ;
- les agents publics relevant de l’établissement public ;
- les travailleurs handicapés travaillant dans un établissement ou service d’aide par le travail et ayant un contrat de soutien et d’aide par le travail.
Les entreprises utilisatrices qui mettent en place la PPV doivent en informer sans délai l’entreprise de travail temporaire qui en informera sans délai le CSE, s’il existe, et la versera alors au salarié en poste dans l’entreprise utilisatrice, selon les modalités et conditions prévues par l’accord d’entreprise (ou de groupe) ou la décision unilatérale que l’entreprise utilisatrice aura mis en place pour pouvoir verser la PPV.
- Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
Le montant de la PPV peut différer en fonction de la situation du salarié et notamment en fonction :
- des rémunérations ;
- du niveau de classification ;
- de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise ;
- du temps de présence effective dans l’entreprise durant l’année visée (étant rappelé que les congés maternité, paternité, adoption et éducation des enfants sont considérés comme du temps de présence effective) ;
- de la durée du travail prévue par le contrat pour les salariés qui ne sont pas employés à temps plein ou qui ne sont pas employés sur toute l'année.
Attention, cette prime ne peut, en aucun cas, se substituer à :
- des éléments de la rémunération ;
- des augmentations de rémunération ou primes prévues par :
- ○ un accord salarial ;
- ○ le contrat de travail ;
- ○ les usages en vigueur dans l’entreprise ou l’établissement public.
Le montant de la PPV et les conditions permettant aux salariés d’en bénéficier doivent être prévus par :
- un accord d’entreprise ou de groupe ;
- une décision unilatérale de l’employeur, auquel cas le CSE, le cas échéant, doit être consulté préalablement avant le versement de la PPV.
Notez que le versement de la PPV peut être fractionné. Ainsi, cette prime peut être versée en une ou plusieurs fois, dans la limite d’une fois par trimestre, au cours de l’année civile. Autrement dit, il n’est pas possible de procéder à des versements mensuels.
- Des avantages ?
La PPV ouvre droit à une exonération de cotisations sociales limitée à 3 000 € par bénéficiaire et par année civile. Cette exonération concerne :
- toutes les cotisations sociales d’origine légale ou conventionnelle à la charge du salarié et de l’employeur ;
- certaines participations, taxes et contributions (comme la contribution unique à la formation professionnelle et à l'alternance, la contribution supplémentaire à l'apprentissage, etc.).
Cette limite de 3 000 € peut être portée à 6 000 € dès lors que l’employeur met en place à la date de versement de la PPV, ou a conclu au titre du même exercice que celui du versement de cette prime :
- un dispositif d’intéressement ;
- un dispositif de participation, pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Cette limite peut également être portée à 6 000 € lorsque la PPV est versée par certaines structures (fondations ou associations reconnues d'utilité publique, fondations universitaires ou fondations partenariales, etc.) ou lorsqu’elle est versée par des établissements et services d'aide par le travail (ESAT) accueillant des personnes handicapées en cas d’embauche de salariés handicapés liés par un contrat de soutien et d’aide par le travail.
Enfin, pour les salariés ayant perçu, au cours des 12 derniers mois précédant le versement de la PPV, une rémunération inférieure à 3 fois le Smic correspondant à la durée de travail prévue au contrat, la PPV peut également être exonérée d’impôt sur le revenu, de CSG et de CRDS, à condition d’être versée entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2023, toutes conditions remplies.
Dans ce cas, la PPV est tout de même incluse dans le montant du revenu fiscal de référence.
Pour finir, retenez que le montant total exonéré d’impôt sur le revenu, au titre des revenus de l’année 2022, ne peut pas dépasser 6 000 €, en cas de cumul avec la PEPA.
Source : Loi no 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat (article 1)
Loi pouvoir d’achat : la PEPA disparaît, vive la PPV ! © Copyright WebLex - 2022
mercredi 31 août 2022










