Télépéage européen : quel équipement ?
Pour faciliter la circulation des usagers et notamment des transporteurs sur l’ensemble des routes payantes de l’Union européenne, un service européen a été mise en place. Celui-ci fonctionne grâce à différents éléments qui doivent respecter des normes qui viennent d’être précisées. Lesquelles ?
Télépéage européen : les caractéristiques techniques précisées
Pour mémoire, le télépéage permet aux usagers de la route de faciliter leur entrée et leur sortie des autoroutes via un boitier installé dans leur véhicule.
Pour accroître cette simplification, un service européen de télépéage a également été mis en place pour permettre aux conducteurs qui le souhaitent d’acquérir un équipement fonctionnant avec tous les systèmes de péages électroniques de l’Union européenne (UE).
L’ensemble des éléments permettant à ce système de fonctionner (systèmes de péage électronique, boitiers embarqués, logiciels, etc.) doivent respecter des normes et caractéristiques techniques particulières dont notamment :
- l’utilisation de technologies spécifiques comme la localisation par satellite, les micro-ondes de 5,8 GHz, etc. ;
- l’apposition d’un marquage CE suite à une évaluation permettant d’établir une déclaration de conformité ;
- les logiciels doivent permettre l’interopérabilité du service de télépéage européen ;
- etc.
Le détail de ces caractéristiques est consultable ici.
Notez enfin que le non-respect des dispositions concernant le marquage CE (non-présentation de la déclaration de conformité, absence de marquage, apposition d’une étiquette créant une confusion avec ce marquage, etc.) peut être puni d’une amende administrative pouvant aller jusqu’à 1 500 €.
Source : Décret n° 2022-503 du 7 avril 2022 relatif aux constituants d'interopérabilité du service européen de télépéage et portant transposition de la directive n° 2019/520 du 19 mars 2019
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mercredi 20 avril 2022
Événements culturels ou sportifs : achat en ligne = rétractation ?
Quand un particulier achète des billets directement auprès de l’organisateur d’un évènement culturel ou sportif, il ne peut pas se rétracter. Peut-il le faire s’il achète son billet en ligne via un intermédiaire ?
Événements culturels ou sportifs : pas de droit de rétractation en ligne ?
Pour rappel, lorsqu’un particulier achète un billet à l’organisateur d’un évènement culturel ou sportif, il ne peut pas se rétracter.
Ce droit n’existe pas afin de protéger les organisateurs de tels évènements contre le risque de réservation de certaines places disponibles qu’ils pourraient avoir des difficultés à allouer en cas d’exercice du droit de rétractation.
Lorsqu’un particulier n’achète pas son billet directement auprès de l’organisateur, mais passe par un intermédiaire, qu’en est-il du droit de rétractation ?
Selon le juge, le droit de rétractation n’existe toujours pas, pour autant que le risque économique lié à l’exercice du droit de rétractation pèse sur l’organisateur de l’activité culturelle ou sportive. Ce qui en pratique, est quasiment toujours le cas…
Source : Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 31 mars 2022, n° C-96/21
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mercredi 20 avril 2022
Néonatologie : favoriser l’hospitalisation à domicile
Le gouvernement entend favoriser l’hospitalisation à domicile des patients. Cette politique concerne aussi les nouveau-nés prématurés, si certaines conditions sont remplies. Lesquelles ?
Hospitalisation à domicile des nouveau-nés : à quelles conditions ?
Afin de favoriser l'hospitalisation à domicile des nouveau-nés prématurés, une expérimentation va voir le jour.
Elle vise à permettre aux établissements de santé autorisés à réaliser l'activité de néonatologie de réaliser des soins de néonatologie au domicile de leurs patients.
Pour être éligible à ce dispositif :
- le nouveau-né doit avoir un état de santé qui requiert des soins d'une qualité et d'une technicité équivalentes à celles que délivre l'équipe de néonatologie lors de la prise en charge hospitalière ;
- les parents doivent être dûment informés des caractéristiques de l’expérimentation ;
- l’établissement de santé doit respecter des critères de personnel, d’accès à des services médicaux, de suivi de dossier, d’obligation de transmission d’information à l’agence régionale de santé, etc.
Source : Décret n° 2022-524 du 11 avril 2022 relatif à la réalisation à titre expérimental de soins de néonatologie au domicile des patients par des unités de néonatologie
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mercredi 20 avril 2022
Avocat et défense d’une commune : protéger ses honoraires
Quand un avocat se voit confier un dossier par une commune, la convention d’honoraires doit être, par principe, signée par le maire. Avec ou sans l’accord du conseil municipal ?
Convention d’honoraires : le conseil municipal doit donner son accord
Lorsqu’un avocat est chargé par une commune de défendre ses intérêts, il est tenu de conclure avec elle une convention d’honoraires, comme n’importe quel client.
La compétence pour conclure la convention appartient, par principe, au conseil municipal, car c’est lui qui est chargé de régler par ses délibérations les affaires de la commune.
Par conséquent, le maire ne peut signer une convention d'honoraires qu'après son approbation par délibération du conseil municipal.
Toutefois, par exception, le maire peut signer une convention d’honoraires sans approbation préalable du conseil municipal si une délégation en ce sens a été votée.
Source : Réponse ministérielle Masson, Sénat, du 7 avril 2022, n° 25806
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mercredi 20 avril 2022
Retard de vol : compagnie étrangère = pas d’indemnisation ?
Lors d’un vol effectué par une compagnie aérienne américaine, des passagers venant d’un pays de l’Union européenne subissent un retard de vol de plus 3h. Ils demandent donc une indemnisation, que la compagnie refuse de payer. A tort ou à raison ?
Quand une compagnie étrangère effectue un vol pour le compte d’une compagnie de l’UE…
Pour mémoire, selon la règlementation européenne, les passagers subissant un retard de vol peuvent, toutes conditions remplies, être indemnisés par la compagnie aérienne.
Dans une affaire récente, 3 passagers effectuent la réservation de leurs billets d’avion auprès d’une compagnie aérienne de l’Union européenne (UE), pour se rendre aux Etats-Unis, au départ de la Belgique, via une escale effectuée dans une ville américaine. L’ensemble de ce vol est réalisé par une compagnie aérienne américaine.
Subissant un retard de plus de 3h, les passagers décident de demander une indemnisation à cette dernière. Ce qu’elle refuse, rappelant qu’elle a effectué le transport pour le compte de la compagnie européenne, qu’elle n’a conclu aucun contrat avec les passagers et que le retard a eu lieu sur la 2e partie du trajet, lors du vol en interne aux Etats-Unis.
Cela implique, selon elle :
- que seule la compagnie aérienne européenne, ayant effectivement conclu le contrat avec les passagers, peut être redevable de cette indemnisation ;
- que l’indemnisation prévue par la règlementation européenne n’est pas applicable ici.
« Peu importe », répondent les passagers et le juge, qui rappellent que l’indemnisation est due par le transporteur aérien effectif, à savoir la compagnie qui a effectivement réalisé le vol et qui en a fixé l’itinéraire… ici, la compagnie américaine.
De plus, le vol a fait l’objet d’une réservation unique et l’indemnisation prévue par la règlementation de l’UE s’applique au regard du lieu de départ initial et de la destination finale. Bien que le retard ait eu lieu sur la 2e partie du trajet, hors UE, cela n’empêche pas l’application de cette règlementation.
Sources :
- Communiqué de presse de la CJUE n°59/22 du 7 avril 2022
- Arrêt de la CJUE, du 7 avril 2022, n°C-561/20
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mardi 19 avril 2022
Environnement : qu’est-ce qu’une zone de protection forte ?
Certaines aires protégées bénéficient d’un dispositif de protection forte pour accentuer leur préservation et leur biodiversité. Comment sont définies ces zones ? Qui peut demander ce type de reconnaissance ? Sous quelles conditions ? Réponses…
Environnement : la reconnaissance d’une zone de protection forte
Les aires protégées sont des zones géographiques dans lesquelles les activités humaines (constructions, activités de chasse, activités industrielles et minières, etc.) sont strictement règlementées, voire interdites, en vue de préserver leur biodiversité.
Pour accentuer leur protection, certaines sont considérées comme étant des zones de protection forte (ZPF) dans lesquelles une protection foncière ou une règlementation adaptée sont mises en place, ainsi qu’un contrôle des activités concernées.
Cette qualité de ZPF est attribuée automatiquement aux :
- cœurs des parcs nationaux ;
- réserves naturelles ;
- réserves biologiques ;
- etc.
De plus, d’autres lieux peuvent être reconnus ainsi, à la suite d’une analyse au cas par cas sur demande du propriétaire des biens qui s’y trouvent ou du gestionnaire de la zone ou bien du service ou de l’établissement utilisateur pour les immeubles appartenant à l’Etat.
Cette analyse a pour but de s’assurer que le lieu concerné respecte 3 conditions :
- il n’existe aucune activité humaine susceptible de compromettre les enjeux écologiques ou des mesures y sont mises en place pour limiter les conséquences de ces activités ;
- le lieu dispose d’objectifs de protection notamment à travers un document de gestion ;
- il existe un dispositif opérationnel de contrôle des règlementations ou des mesures de gestion.
Source : Décret n° 2022-527 du 12 avril 2022 pris en application de l'article L. 110-4 du code de l'environnement et définissant la notion de protection forte et les modalités de la mise en œuvre de cette protection forte
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mardi 19 avril 2022










