Commande publique : un point sur les contrats et les aspects sociaux
Une nouvelle documentation relative à la commande publique vient d’être publiée : désormais, il est possible d’avoir accès à des clauses types pour certains contrats et de bénéficier d’un guide mis à jour sur les aspects sociaux...
Des clauses types pour les contrats de la commande publique
Pour mémoire, le principe d’égalité des usagers devant les services publics est inscrit dans la loi. De même, les principes de neutralité et de laïcité dans ces services publics font l’objet d’un encadrement renforcé, notamment lorsque des entreprises privées ou des organismes de droit public employant des salariés soumis au Code du travail sont chargés de l’exécution d’un service public.
Ainsi, lorsqu’elles confient totalement ou partiellement l’exécution d’un service public, les clauses des contrats de la commande publique doivent :
- préciser les obligations des parties au contrat ;
- préciser les modalités de contrôle et de sanction du cocontractant en cas de manquement persistant.
La Direction des affaires juridiques (DAJ) a mis à jour sa fiche technique le 4 juillet 2022 à ce sujet et propose désormais, en annexe, des clauses types (non exhaustives) pour les acheteurs et les autorités.
Une mise à jour du guide sur les aspects sociaux de la commande publique
Au plus tard en 2026, les dernières évolutions de la réglementation applicable en matière de marchés publics obligeront, notamment, à intégrer des considérations sociales dans certains marchés publics.
À ce titre, les services de l’État ont mis à jour le guide sur les aspects sociaux de la commande publique. Deux nouvelles thématiques y sont intégrées :
- les achats publics issus du commerce équitable ;
- la promotion de l’égalité femmes-hommes.
Ce guide est disponible ici.
Source :
- Lettre n° 341 de la Direction des affaires juridiques du 8 septembre 2022 : « Mise en œuvre des dispositions de la loi confortant le respect des principes de la République relative aux contrats de la commande publique ayant pour objet l’exécution d’un service public »
- Communiqué de presse du Gouvernement du 13 septembre 2022 : « Achats publics durables : publication de la nouvelle version du guide sur les aspects sociaux de la commande publique »
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jeudi 15 septembre 2022
Désignation des denrées végétales par des dénominations animales : interdit ?
Alors que les entreprises qui fabriquent des denrées alimentaires à base de protéines végétales devaient modifier les dénominations de leurs produits le 1er octobre 2022, la justice est intervenue. Mais en quel sens ?
Un sursis pour le steak végétal et consorts
Le 1er octobre 2022 devait être la date à laquelle les professionnels de l’agroalimentaire auraient dû se plier à la nouvelle réglementation relative à l’utilisation des dénominations de produits d’origine animale pour désigner des denrées contenant des protéines végétales.
Le Gouvernement prévoyait, en effet, d’interdire l’utilisation de certains termes propres aux secteurs traditionnellement associés à la viande et au poisson pour désigner des produits n’appartenant pas au règne animal, comme « steak végétal ».
Le 27 juillet 2022, la justice a suspendu en urgence et temporairement cette mesure, jugeant, entre autres, que les professionnels du secteur n’auraient pas le temps de s’adapter à la nouvelle réglementation.
Une décision à venir devrait prochainement préciser le sort de cette nouvelle réglementation. Affaire à suivre…
Source :
- Décret n° 2022-947 du 29 juin 2022 relatif à l'utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales
- Ordonnance de référé du Conseil d’État du 27 juillet 2022, n° 465844
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jeudi 15 septembre 2022
Plan sobriété énergétique : les recommandations de l’ADEME
Le Gouvernement a demandé aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie pour éviter les coupures d’électricité durant l’hiver 2022/2023. À cet effet, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) donne quelques conseils pour les aiguiller dans leur démarche écologique…
Comment les entreprises peuvent-elles réduire leur consommation énergétique ?
Pour rappel, en raison de la guerre en Ukraine et des tensions en matière de livraison de gaz, le Gouvernement appelle les entreprises à établir un plan sobriété énergétique en septembre 2022.
Pour les aider dans cette démarche, le Gouvernement mobilise des organismes publics afin de produire des documents simples et didactiques et des outils de communication adaptés.
C’est notamment le cas de l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) qui vient de publier quelques conseils à ce sujet :
- au niveau de l’éclairage :
- ○ éteindre l’éclairage intérieur des bâtiments lors des périodes de fermeture et réduire l’éclairage extérieur des bâtiments, notamment publicitaire (l’éteindre au plus tard à 1 h du matin conformément à la réglementation) ;
- ○ améliorer son efficacité en déployant des LED, ou des éclairages basse consommation, ainsi qu’une gestion en fonction de la présence ;
- au niveau numérique :
- ○ réduire la consommation des appareils informatiques : paramétrer la veille des ordinateurs, éteindre complètement les écrans la nuit, mettre en place une gestion optimisée du fonctionnement des serveurs informatiques, etc. ;
- ○ limiter le nombre d’équipements et éviter leur surdimensionnement (nombre d’écrans, taille de ces écrans, puissance du matériel informatique par rapport au besoin, etc.) ;
- ○ augmenter la température des salles de serveur, mettre en œuvre des systèmes de refroidissement passifs (free cooling), viser des PUE performants (Power Usage Effectiveness) ;
- ○ récupérer l’énergie fatale produite par les serveurs (pré-chauffage d’eau, etc.) ;
- ○ optimiser les usages : moins de consommation de vidéos, optimisation des codes par l’écoconception logicielle des applications et sites web, etc. ;
- ○ réduire ou arrêter les systèmes audiovisuels non indispensables, tels que les projecteurs ou écrans des halls d’accueil ou des cafétérias ;
- au niveau du chauffage et de la climatisation :
- ○ adapter la température par la programmation des équipements :
■ l’hiver, 19°C pour les pièces occupées, 16°C hors période d’occupation, 8°C si les lieux sont inoccupés plus de 2 jours ;
■ l’été, ouvrir les fenêtres le matin quand l’air est plus frais, refermer dès qu’il devient plus chaud en occultant les fenêtres, régler la climatisation en respectant un écart de 6°C maximum avec la température extérieure ;
■ faire entretenir sa pompe à chaleur ou sa climatisation réversible, en plus de l’inspection quinquennale obligatoire ;
■ fermer les portes pour éviter la déperdition ou l’apport de chaleur ;
■ installer des portes sur les meubles frigorifiques des commerces alimentaires ;
- au niveau des process techniques :
- ○ dans l’industrie, optimiser l’utilisation des appareils fonctionnant à l’air comprimé ;
- ○ optimiser l’utilisation des fours, séchoirs, ventilation, traitement thermique ;
- au niveau de l’implication des salariés :
- ○ sensibiliser les salariés aux coûts du gaspillage et aux enjeux de l’efficacité énergétique ;
- ○ établir des bonnes pratiques pour éteindre les équipements non utilisés en fin d’utilisation journalière ou le week-end ;
- ○ mettre en place du télétravail, lorsque cela est possible ;
- ○ inciter les salariés au covoiturage, aux mobilités actives ou aux transports en commun.
Source : Actualité de l’ADEME du 1er septembre 2022 : « COMMENT LES ENTREPRISES PEUVENT SE MOBILISER POUR LA SOBRIÉTÉ ET L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ? »
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jeudi 15 septembre 2022
Une expérimentation sur le recyclage des stylos d’injection
Pour garantir la sécurité sanitaire, il est prévu que tout médicament non utilisé peut être rapporté auprès d’une pharmacie pour être détruit. Dans un souci de réduction des déchets, une expérimentation est lancée pour permettre de réutiliser certains composants. Quels sont les médicaments concernés ?
Vers un recyclage des dispositifs d’auto-injection
Une expérimentation, lancée sous l’impulsion du ministère de la Santé, vise à permettre le recyclage des composants de certains dispositifs médicaux. Jusqu’à présent, en effet, un médicament non utilisé qui était ramené en pharmacie devait par la suite être détruit.
Dorénavant, il sera possible pour les fabricants de stylos préremplis injectables pour l’administration en auto-traitement de médicaments de récupérer les dispositifs non utilisés afin de les recycler.
Le recyclage ne concernera que le corps du stylo. L’aiguille et la solution médicamenteuse devront être séparés du corps au préalable.
Les matières recyclées ne pourront néanmoins pas servir pour la fabrication de nouveaux médicaments ou dispositifs médicaux.
En tant que fabricant de stylos rechargeable, si vous souhaitez participer à cette expérimentation, vous pouvez déposer un dossier en ce sens auprès du directeur général de la santé… dont le contenu reste à définir. Une fois le dossier complet reçu par l’administration, vous recevrez une réponse dans les 2 mois.
L’expérimentation est lancée pour une durée de 5 ans à compter du 1er septembre 2022.
Source : Décret n° 2022-1228 du 13 septembre 2022 relatif à l'expérimentation du recyclage des stylos préremplis injectables pour l'administration en auto-traitement de médicaments ayant le statut de médicament non utilisé
Recyclage dans le médical : à vos stylos ! © Copyright WebLex - 2022
jeudi 15 septembre 2022
Calamité agricole : exonération de taxe foncière ?
Les agriculteurs, victimes d’une calamité agricole, peuvent-ils bénéficier d’un dégrèvement de taxe foncière ? Réponse du Gouvernement…
Perte de récoltes = avantage fiscal ?
En cas de catastrophe naturelle, l’agriculteur qui perd sa récolte peut bénéficier d’un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties.
Cet avantage fiscal n’est accordé que si :
- les dommages sont causés par un événement extraordinaire (gelées, inondations, incendies, etc.) ;
- l’événement affecte les récoltes sur pieds et provoque une perte effective de ces récoltes ;
- une réclamation est faite soit dans les 15 jours qui précèdent la date habituelle d’enlèvement des récoltes, soit dans les 15 jours qui suivent le sinistre, au choix de l’agriculteur concerné.
Le dégrèvement qui va s’appliquer sera proportionnel à l’importance des pertes subies, et sera accordé pour l’année du sinistre ou pour les années suivantes, selon les conséquences.
En principe, seul le propriétaire des terres peut en bénéficier. Mais en présence d’un bail, l’exonération pourra profiter au preneur (c’est-à-dire à l’exploitant qui loue les terres). En pratique, dans cette situation, l’administration fiscale applique le dégrèvement auprès du bailleur qui déduira ce montant du fermage dû par le preneur.
Pour finir, notez que si les pertes de récoltes affectent une grande partie de la commune, le maire peut, au nom des victimes, formuler une réclamation collective.
Perte de bétail = avantage fiscal ?
En cas de perte de bétail, un exploitant victime peut demander un dégrèvement de taxe foncière à hauteur du montant des pertes subies dès lors :
- que la perte du cheptel est due à une épidémie (maladie infectieuse ou contagieuse qui se développe dans la région de l’exploitant) ;
- que les bêtes atteintes de la maladie sont mortes ;
- qu’il détient une attestation du maire de la commune concernée, ainsi qu’un certificat du vétérinaire.
Contrairement à ce qui est prévu en cas de perte de récolte, aucun délai spécifique n’est à respecter pour demander un dégrèvement de taxe foncière pour perte de bétail.
Source : Réponse ministérielle Masson du 31 mars 2022, Sénat, n°24397
Pas de récolte, pas de taxe foncière ? © Copyright WebLex - 2022
mercredi 14 septembre 2022
Produits connectés et contrôle parental : fini de jouer !
En mars 2022, il a été décidé de renforcer les obligations des fabricants d’objets connectés afin de mieux protéger les enfants… Ces règles sont désormais pleinement applicables ! Que devez-vous en retenir ?
Un contrôle parental par défaut sur certains appareils
En mars 2022, pour protéger les enfants qui se connectent sur le Web par l’intermédiaire d’équipements connectés, une obligation d’installation d’un dispositif de contrôle parental gratuit, accessible et compréhensible a été mise en place à l’égard des fabricants de ces produits.
Une nouvelle obligation effective… depuis le 5 septembre 2022 !
Dans le cadre de cette exigence, les fabricants concernés doivent :
- s’assurer que l’activation du dispositif sera proposée à l’utilisateur dès la 1re utilisation du produit ;
- s’assurer que les données personnelles des enfants, collectées au moment de l’activation du dispositif, ne puissent pas être utilisées dans un but commercial (même après leur majorité) ;
- certifier aux distributeurs et importateurs que les produits sont équipés du dispositif. De même, les distributeurs et importateurs doivent s’assurer de l’existence de cette certification.
Pour l’utilisateur, l’installation, l’utilisation et la désinstallation du contrôle parental doivent se faire sans surcoût.
À noter que les produits commercialisés d’occasion font l’objet des mêmes obligations. Il appartient alors à la personne qui les vend de s’assurer que les dispositifs prévus sont intégrés.
Source :
- Loi n° 2022-300 du 2 mars 2022 visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d'accès à internet
- Décret n° 2022-1212 du 2 septembre 2022 relatif à l'entrée en vigueur de la loi n° 2022-300 du 2 mars 2022 visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d'accès à internet
Produits connectés et contrôle parental : fini de jouer ! © Copyright WebLex - 2022
mercredi 14 septembre 2022










