Cinéma et image animée : de nouveaux ajustements
L’exploitation d’une œuvre cinématographique et audiovisuelle fait l’objet d’une règlementation stricte. De nouvelles précisions viennent d’être apportées à celle-ci. Lesquelles ?
Cinéma et image animée : de nouvelles précisions au 13 mars 2022
Dans la continuité des récents aménagements apportés à la règlementation encadrant le cinéma et l’image animée, des ajustements sont de nouveau mis en place.
Ceux-ci prévoient notamment :
- la possibilité d’effectuer le dépôt des documents nécessaires à la tenue des registres du cinéma et de l'audiovisuel par voie dématérialisée. Pour mémoire, toute œuvre cinématographique et audiovisuelle, destinée à être présentée au public français doit être déposée dans ce registre ;
- l’amélioration de la qualité de l'information contenue dans la déclaration hebdomadaire de recettes fournie par les exploitants de salles. Celle-ci devra détailler les informations pour chaque séance, et plus uniquement pour chaque journée (à partir du 1er juillet 2022) ;
- la suppression de certaines dispositions obsolètes concernant le classement art et essai des cinémas. Celui-ci sera désormais effectué selon les mêmes critères que ceux prévus pour l'attribution des aides financières allouées à ces mêmes établissements par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ;
- des précisions concernant la détermination de la date de sortie des œuvres cinématographiques exceptionnelles (œuvres qui présentent certaines spécificités) ;
- la suppression du délai permettant de déposer une demande de dérogation au délai d'exploitation des œuvres cinématographiques en vidéo. Pour mémoire, ce délai est de 4 mois après la date de sortie en salle ;
- la fixation du contenu du dossier de notification adressé au ministre de la culture en cas de cession (ou de toute opération ayant des effets équivalents à la cession) d’une ou plusieurs œuvres cinématographiques.
Vous pouvez retrouver le détail de ces dispositions applicables depuis le 13 mars 2022 ici.
Source : Décret n° 2022-344 du 10 mars 2022 modifiant la partie réglementaire du code du cinéma et de l'image animée
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mardi 22 mars 2022
Coronavirus (COVID-19) : un nouveau guide repère pour les entreprises
Face à la diminution de la circulation du virus de la Covid-19, le protocole sanitaire en entreprise a été supprimé. Toutefois, afin d’éviter toute reprise de l’épidémie, le Gouvernement vient de publier un guide repère à destination des entreprises pour maintenir les bonnes pratiques d’hygiène. Revue de détails…
Coronavirus (COVID-19) : un guide préventif
Le guide repère des mesures de prévention des risques de contamination à la Covid-19, mis en place le 15 mars 2022, vient prendre le relais du protocole sanitaire qui a disparu le 14 mars 2022.
Ce guide rappelle que le masque n’est plus obligatoire en entreprise (mais que ceux qui le désirent peuvent continuer à le porter) et que la vaccination est désormais seulement recommandée, sauf pour le personnel des établissements de soins, médico-sociaux et sociaux où elle reste obligatoire.
De plus, il est précisé que les personnes vulnérables peuvent revenir travailler dans leur entreprise, en bénéficiant de mesures de protection renforcées. Dans certains cas, ces mêmes personnes peuvent bénéficier d’une indemnisation si le travail à distance n’est pas possible.
Enfin, ce guide souligne que, malgré un contexte de diminution de la circulation du virus, doivent continuer à s’appliquer en entreprise :
- les mesures d’hygiène ;
- les règles d’aération régulière des locaux ;
- la prévention des risques de contamination manuportée (nettoyage régulier des objets et points de contact que les salariés sont amenés à toucher).
A cet effet, le guide renvoie vers le document de recommandations sanitaires générales dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 du ministère de la Santé.
Notez que les employeurs doivent veiller à ce que les salariés soient bien informés de ces recommandations. De plus, ils doivent continuer à évaluer les risques d’exposition au virus et mettre en œuvre des mesures de prévention dans le cadre d’un dialogue social interne (en ce qui concerne par exemple l’organisation du travail, l’aménagement des lieux de travail, etc.).
Source : Guide repère des mesures de prévention des risques de contamination au Covid-19
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lundi 21 mars 2022
Réduction d’impôt « IR-PME » : quoi de neuf ?
Initialement fixé à 18 %, le taux de la réduction d’impôt sur le revenu dite « IR-PME » a été porté à 25 % pour les investissements réalisés jusqu’au 31 décembre 2022. Une tolérance applicable à compter d’une date fixée par décret… qui vient tout juste d’être publié…
Focus sur le taux de la réduction d’impôt
Les particuliers qui souscrivent au capital d’une société en réalisant des apports peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu appelée « réduction d’impôt Madelin », ou « IR-PME ».
Initialement, la réduction d’impôt était égale à 18 % du montant versé, retenu dans la limite maximale de 50 000 € (pour les personnes seules) ou 100 000 € (pour les personnes mariées ou pacsées, et soumises à imposition commune).
Temporairement, le taux de cet avantage fiscal a été porté à 25 % pour les investissements réalisés jusqu’au 31 décembre 2021… puis jusqu’au 31 décembre 2022, sous réserve de la parution d’un décret… qui vient d’être publié !
En conséquence, pour les investissements réalisés entre le 18 mars 2022 et le 31 décembre 2022, le taux de la réduction d’impôt est effectivement porté à 25 %.
Cette tolérance s’applique non seulement pour les souscriptions au capital des PME, mais aussi pour les souscriptions au capital des ESUS (entreprises solidaires d’utilité sociale).
Source : Décret n° 2022-371 du 16 mars 2022 fixant la date d'entrée en vigueur des dispositions relatives à la réduction d'impôt pour souscription en numéraire au capital des petites et moyennes entreprises issues de l'article 19 de la loi n° 2021-953 du 19 juillet 2021 de finances rectificative pour 2021
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lundi 21 mars 2022
Hausse du prix de l’énergie = évolution de la réglementation ?
Face à la hausse des tarifs de l’énergie à venir, le gouvernement envisage-t-il de modifier la réglementation pour que la TVA ne s’applique plus à certaines taxes obligatoires payées par les consommateurs ? Réponse…
Hausse du prix de l’énergie : pas d’évolution réglementaire !
Actuellement, la base d’imposition à la TVA comprend l’ensemble des sommes dues par les consommateurs, notamment les impôts, taxes, etc., à l’exception de la TVA elle-même.
Concrètement, une personne se retrouve donc à payer de la TVA sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) au moment d’acheter son carburant.
Face à la hausse des tarifs de l’énergie à venir, et interrogé sur un éventuel changement de réglementation, le gouvernement répond par la négative.
A toutes fins utiles, il rappelle que pour soutenir les ménages, ont été mis en place :
- les chèques énergies, pour aider les personnes les plus modestes à payer leurs factures énergétiques ;
- le dispositif « MaPrimeRénov’ », pour aider à financer les travaux de rénovation énergétique.
Source Réponse ministérielle Morel-A-L’Huissier du 15 mars 2022, Assemblée nationale, n°25866
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lundi 21 mars 2022
Gel et pertes agricoles : une nouvelle aide financière !
Gel et pertes agricoles : comment percevoir l’aide complémentaire ?
L’épisode de gel tardif survenu entre le 4 et le 14 avril 2021 a occasionné de nombreuses pertes de récoltes. Pour soutenir les entreprises agricoles particulièrement affectées par cet évènement, une aide complémentaire vient d’être créée, pour compléter l’indemnisation qu’elles ont perçue au titre de leur contrat d’assurance climatique.
Pour pouvoir en bénéficier, ces entreprises doivent :
- être une petite et moyenne entreprise (PME) c’est-à-dire qu’elles doivent respecter 2 des 3 seuils suivants :
- ○ 40 M€ de chiffre d’affaires ;
- ○ 20 M€ de total bilan ;
- ○ 250 salariés (en moyenne sur l’exercice).
- exercer une activité agricole ;
- avoir souscrit un contrat d’assurance multirisque climatique dont une part des primes ou cotisations est prise en charge par le Fonds national de gestion des risques en agriculture, ou un autre contrat d'assurance couvrant le risque de gel pour la récolte 2021 pour au moins l’une des cultures éligibles (betterave à sucre, colza, houblon, lin, arbres fruitiers, etc.) ;
- avoir subi une perte supérieure à 30 % de la production annuelle pour chacune des cultures éligibles au titre de la récolte 2021 ;
- avoir été affectées par l'épisode de gel survenu du 4 au 14 avril 2021 ;
- avoir leur siège d'exploitation dans un département faisant l'objet d'une reconnaissance en calamités agricoles pour les dommages liés au gel survenu du 4 au 14 avril 2021 sur les cultures concernées par la demande d'aide.
Le montant de l’aide est calculé en fonction du contrat d’assurance souscrit par le professionnel et selon les modalités disponibles ici.
Toutefois, le montant global perçu par l’entreprise (indemnisation de l’assurance + aide complémentaire) ne peut dépasser 80 % du montant total des pertes, et l’aide sera réduite de 50 % si le contrat d’assurance du professionnel ne couvre pas au moins 50 % de sa production annuelle moyenne, pour chacune des cultures éligibles sinistrées.
Notez enfin que ce dispositif est géré par l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer). Les modalités de sa mise en œuvre seront donc communiquées par cet organisme.
Source : Décret n° 2022-366 du 15 mars 2022 relatif à la mise en place d'une aide complémentaire aux indemnités d'assurance en faveur des entreprises agricoles assurées contre les risques climatiques et particulièrement affectées par l'épisode de gel survenu du 4 au 14 avril 2021
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lundi 21 mars 2022
CCMI : qu’en pense la DGCCRF ?
La DGCCRF a enquêté sur le respect de la réglementation par les professionnels du bâtiment qui construisent des maisons via des contrats de construction de maison individuelle (CCMI). Quels sont les résultats de cette enquête ?
CCMI : trop de manquements constatés par la DGCCRF
En 2019, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a enquêté pour rechercher des manquements et infractions à la protection du consommateur lors de la conclusion de CCMI (contrats de construction de maison individuelle), les précédents contrôles ayant relevé la persistance, chez certains professionnels, de pratiques non conformes à la réglementation.
Notez que lors de son enquête, la DGCCRF a ciblé ses contrôles en tenant compte des mentions valorisantes, « maison clé en main » par exemple, figurant sur les supports de communication ou sur les réseaux sociaux, afin de vérifier leur bien-fondé.
Les vérifications ont en particulier porté sur :
- l’existence d’un contrat écrit (obligatoire) ;
- l’absence de clauses illicites ;
- la garantie de livraison du constructeur ;
- le respect de l’échéancier des appels de fonds ;
- l’information lisible et compréhensible sur le droit de rétractation.
Et les résultats de l’enquête sont encore négatifs : le taux d’anomalies par établissement est stable (55 % contre 57 % lors de la précédente enquête), ce qui démontre la persistance de pratiques non conformes.
A ce propos, les agents de la DGCCRF soulignent que cette persistance d’anomalies s’explique, notamment, par le manque de maîtrise de la réglementation de la part de certains constructeurs.
Source : Actualité de la DGCCRF du 10 mars 2022
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lundi 21 mars 2022










