Coronavirus (COVID-19) et pass vaccinal : le début de la fin…
En raison de la baisse de la circulation de la covid-19 et de la diminution de la tension hospitalière, le gouvernement a annoncé un allègement des mesures sanitaires concernant le port du masque et le pass vaccinal…
Coronavirus (COVID-19) : fin du pass vaccinal et fin du port du masque
À compter du 14 mars 2022, l'application du pass vaccinal sera suspendue en métropole, dans tous les endroits où il est exigé (lieux de loisirs et de culture, activités de restauration commerciales, foires et salons professionnels, etc.). Notez toutefois que l’obligation vaccinale qui s’applique aux soignants restera en vigueur.
En outre, le pass sanitaire sera toujours applicable dans les établissements de santé, les maisons de retraite et les établissements accueillant des personnes en situation de handicap.
Par ailleurs, également à compter du 14 mars 2022, le port du masque ne sera plus obligatoire, sauf dans les transports collectifs de voyageurs et les établissements de santé. Le port du masque reste recommandé pour les personnes positives et cas contacts à risque, les personnes symptomatiques et les professionnels de santé.
Enfin, sachez que pour l'Outre-mer, des concertations avec les autorités locales sont engagées pour mettre en œuvre la suspension du pass vaccinal en fonction de l'évolution de la situation sanitaire dans chacun des territoires.
Source : Actualité de service-public.fr du 3 mars 2022
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mercredi 09 mars 2022
Assurance-emprunteur : un droit à résilier et un droit à l’oubli
Au moment de souscrire un crédit immobilier, les emprunteurs concluent généralement une « assurance emprunteur », destinée garantir le remboursement du prêt en cas de perte d’emploi, d’invalidité, etc. Une loi qui s’intéresse au droit à la résiliation de ce type de contrat d’assurance et au droit à l’oubli vient d’être publiée. Que devez-vous savoir ?
Un droit de résilier à tout moment
Désormais, un consommateur peut résilier à tout moment son contrat d’assurance-emprunteur : il n’a plus besoin d’attendre la date anniversaire de celui-ci. Il doit être informé de cette possibilité de résiliation à tout moment, des modalités de mise en œuvre et des délais à respecter, chaque année, sur papier ou sur tout autre support durable.
L’absence d’information est sanctionnée par une amende d’un montant de 15 000 € au maximum.
De même, la notice annexée au contrat de prêt énumérant les risques garantis et précisant toutes les modalités de la mise en jeu de l’assurance doit informer l’emprunteur qu’il peut résilier son contrat à tout moment à compter de la signature du prêt.
Les modalités de résiliation sont également simplifiées. Jusqu’à présent conditionnée à l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), la résiliation peut être faite :
- par lettre ou au moyen de tout autre support durable ;
- par déclaration faite au siège social ou chez le représentant de l'assureur ;
- par acte extrajudiciaire (c’est-à-dire par huissier de justice) ;
- lorsque l'assureur propose de conclure le contrat par un mode de communication à distance, par le même mode de communication ;
- par tout autre moyen prévu par le contrat.
Par ailleurs, il est désormais prévu que toute décision de refus de résiliation doit être explicite et comporter l'intégralité des motifs justifiant cette décision, notamment les informations et garanties manquantes.
Autre nouveauté : les établissements prêteurs vont devoir afficher le coût de l’assurance-emprunteur pour 8 ans.
Pour finir, lorsque la résiliation du contrat d’assurance est acceptée, le prêteur doit modifier par voie d’avenant le contrat de crédit en mentionnant, notamment, le nouveau taux annuel effectif global.
Ces nouvelles mesures s’appliqueront :
- aux offres de prêt émises à compter du 1er juin 2022 :
- à compter du 1er septembre 2022 pour les contrats d’assurance en cours d’exécution à cette date.
Un droit à l’oubli renforcé
Jusqu’à présent, le délai au-delà duquel aucune information médicale relative aux pathologies cancéreuses ne pouvait être recueillie par les organismes assureurs ne pouvait excéder 10 ans après la date de fin du protocole thérapeutique.
Pour les pathologies cancéreuses survenues avant l'âge de 18 ans, ce délai était de 5 ans à compter de la fin du protocole thérapeutique.
Désormais, ce délai est fixé à 5 ans dans tous les cas.
Par ailleurs, à compter du 1er juin 2022, lorsqu’ils souscrivent une assurance emprunteur dans le cadre de leur prêt immobilier, les emprunteurs n’ont plus à se soumettre à un questionnaire et à un examen médical si les 2 conditions suivantes sont réunies :
- la part assurée sur l'encours cumulé des contrats de crédit n'excède pas 200 000 € par assuré ;
- l'échéance de remboursement du crédit contracté est antérieure au 60ème anniversaire de l'assuré.
Source : Loi n° 2022-270 du 28 février 2022 pour un accès plus juste, plus simple et plus transparent au marché de l'assurance emprunteur
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mercredi 09 mars 2022
Coronavirus (COVID-19) et handicap : des aides pérennisées
Afin de favoriser le travail des personnes en situation de handicap, l’Agefiph est venue pérenniser certaines mesures mises en place pendant la crise sanitaire. Lesquelles ?
Un récapitulatif des aides « Covid-19 » pérennisées
Dans son support relatif à l’offre de services et d’aides financières, l’Agefiph (l’association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées) récapitule toutes les aides professionnelles en matière de handicap.
A cette occasion, elle est venue pérenniser, depuis le 1er mars 2022, certaines aides mises en place dans le cadre de la crise sanitaire comme :
- le montant majoré de l’aide forfaitaire à la création d’entreprise par des personnes handicapées ;
- l’aide relative à la prise en charge des surcoûts pour les déplacements en lien avec le handicap compte tenu de certains besoins de la personne en situation de handicap ;
- etc.
Vous pouvez retrouver la liste de ces aides ici.
Source : Support relatif à l’offre de services et d’aides financières de l’Agefiph, de mars 2022
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mardi 08 mars 2022
Assurances et démarchage téléphonique : attention aux abus !
Pour protéger les consommateurs dans le cadre des démarchages téléphoniques visant à vendre des produits et services en lien avec les assurances, de nouvelles dispositions sont mises en place à partir du 1er avril 2022. Lesquelles ?
Démarchages téléphoniques et protection des consommateurs
Pour protéger les consommateurs face aux démarchages téléphoniques abusifs dans le domaine des assurances, ceux-ci font l’objet d’une règlementation stricte qui a pour objectif :
- de renforcer l’information des assurés ;
- d’encadrer les appels de démarchage commercial ;
- d’interdire les ventes lors du premier appel ;
- d’encadrer la conservation des conversations ;
- d’encadrer le recueil de consentement des consommateurs.
Des précisions ont été récemment apportées à cette règlementation et seront applicables à partir du 1er avril 2022.
Ainsi, les opérateurs en charge de ces démarchages doivent fournir un certain nombre d’informations aux consommateurs, notamment sur l’enregistrement des conversations et leur durée de conservation (2 ans en cas de conclusion d’un contrat d’assurance), sur leur droit d’obtenir cet enregistrement, sur les conséquences d’un refus d’enregistrement qui met fin à l’appel, etc.
De plus, les techniques et supports utilisés pour conserver ces communications devront garantir leur intégrité et leur sécurité mais également permettre leur écoute, copie et exportation.
Notez également que ces enregistrements doivent être supprimés lorsque le client ou le prospect :
- s’est clairement opposé à la poursuite de l’appel ou à la proposition commerciale ;
- n’a pas accepté la proposition commerciale dans un délai d’1 mois après la proposition.
En outre, il est prévu que la règlementation en matière de démarchage téléphonique ne peut s’appliquer lorsque le client ou prospect a lui-même sollicité l’appel ou consenti à être rappelé.
Toutefois on ne peut considérer que c’est le cas quand :
- il a sollicité un appel mais qu’il ne connait pas l’identité de l’appelant ;
- l'appel à lieu 30 jours après la date à laquelle il a sollicité l'appel ou accepté d’être appelé ;
- le consentement a été donné lors d'un appel téléphonique dont il n'est pas à l'origine ;
- le consentement résulte d'une mention prérédigée sur un document ;
- etc.
Enfin, le non-respect de cette règlementation peut être sanctionné par une amende pouvant atteindre 1 500 €.
Source :
- Décret n° 2022-34 du 17 janvier 2022 relatif au démarchage téléphonique en assurance
- Communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de la relance, du 18 janvier 2022
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mardi 08 mars 2022
Filière spatiale : quoi de neuf ?
Les opérations menées dans le domaine spatial sont encadrées par une réglementation datant de 2008. Sauf qu’en 14 ans, le contexte a quelque peu changé… D’où la nécessité de réformer la réglementation…
Opérations spatiales : modernisation de la réglementation
Afin de tenir compte des problématiques spatiales actuelles, le gouvernement a revu la réglementation applicable en :
- modernisant le cadre juridique relatif aux opérations spatiales conduites dans l'intérêt de la défense nationale ;
- modernisant le cadre juridique garantissant la préservation des intérêts de la défense nationale lorsque sont mises en œuvre des opérations et activités spatiales soumises à autorisation ;
- élargissant l'obligation de déclaration des activités d'exploitation de données d'origine spatiale.
A propos des données d’origine spatiale, jusqu’à présent, seules les données d'observation de la Terre étaient concernées par l’obligation de déclaration préalable.
Désormais, sont concernées les données d'observation, d'interception de signaux ou de localisation de toute nature, acquises depuis l'espace en provenance de la Terre, d'un corps céleste, d'un objet spatial ou de l'espace.
L’objectif est ainsi :
- d'accompagner l'émergence d'activités consistant dans l'observation de satellites en orbite ou dans l'interception de signaux émis depuis la Terre ;
- d'anticiper les activités d'observation depuis l'espace de corps célestes autres que la Terre ou d'interception de signaux en provenance de ces corps.
Source :
- Rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2022-232 du 23 février 2022 relative à la protection des intérêts de la défense nationale dans la conduite des opérations spatiales et l'exploitation des données d'origine spatiale
- Ordonnance n° 2022-232 du 23 février 2022 relative à la protection des intérêts de la défense nationale dans la conduite des opérations spatiales et l'exploitation des données d'origine spatiale
- Décret n° 2022-233 du 24 février 2022 modifiant le décret n° 2009-640 du 9 juin 2009 portant application des dispositions prévues au titre VII de la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales
- Décret n° 2022-234 du 24 février 2022 modifiant le décret n° 2009-643 du 9 juin 2009 relatif aux autorisations délivrées en application de la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales
- Arrêté du 23 février 2022 relatif à la composition des trois parties du dossier mentionné à l'article 1er du décret n° 2009-643 du 9 juin 2009 relatif aux autorisations délivrées en application de la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 modifiée relative aux opérations spatiales
- Arrêté du 23 février 2022 modifiant l'arrêté du 31 mars 2011 relatif à la réglementation technique en application du décret n° 2009-643 du 9 juin 2009 relatif aux autorisations délivrées en application de la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales
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mardi 08 mars 2022
Professionnels du droit : focus sur le règlement amiable des litiges
Des mesures intéressant spécifiquement les avocats, les notaires et les huissiers de justice viennent d’être adoptées. Au menu : médiation, acte d’avocat, injonction de payer et acte authentique à distance…
Professionnels du droit : quelques mesures à connaître
Le gouvernement vient de prendre les mesures suivantes intéressant les professionnels du droit :
- si des parties en litige ne sont pas d’accord pour recourir à la médiation, le juge peut tout de même les enjoindre à rencontrer un médiateur pour que ce dernier les informe des modalités du déroulement d’une médiation : c’est la consécration d’une injonction à la médiation ;
- désormais, la somme versée à titre de provision est versée entre les mains du médiateur ;
- il est possible de procéder à une médiation devant la Cour de cassation ;
- désormais, un litige résolu à l’amiable constaté par un acte d’avocat peut donner lieu à l’apposition d’une formule exécutoire par le greffe du tribunal ;
- un litige relatif à un trouble anormal de voisinage doit désormais donner lieu à une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative ;
- il est possible de déroger à l’obligation de régler à l’amiable un litige avant la saisine du juge lorsqu’il y a eu une tentative vaine d’engager la procédure simplifiée de recouvrement des petites créances ;
- les modalités de mise à disposition par voie électronique des documents justificatifs produits à l’appui d’une injonction de payer réalisée par un huissier de justice sont précisées ;
- lors de la signature d’un acte authentique à distance, le client du 2nd notaire peut être présent physiquement ou représenté (via une procuration).
Source : Décret n° 2022-245 du 25 février 2022 favorisant le recours à la médiation, portant application de la loi pour la confiance dans l'institution judiciaire et modifiant diverses dispositions p>
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mardi 08 mars 2022










