Alimentation : un guide sur l’utilisation des nanomatériaux
Actuellement, de nombreux nanomatériaux sont utilisés dans l’alimentation, comme les additifs alimentaires. Pour mieux encadrer les risques sanitaires qu’ils peuvent occasionner, un guide vient d’être publié…
Un guide sur les risques sanitaires associés aux nanomatériaux
Les nanomatériaux alimentaires (additifs alimentaires, additifs technologiques, ingrédients à vocation nutritive, etc.) sont de plus en plus utilisés, notamment pour améliorer l’aspect d’un produit alimentaire, son conditionnement ou sa teneur nutritive.
Toutefois, leurs impacts potentiels sur la santé soulèvent de nombreuses questions, comme c’est le cas du dioxyde de titane (additif E171).
Pour encadrer cet usage, un guide pour évaluer de manière spécifique les risques sanitaires associés aux nanomatériaux a été publié, consultable sur le site web de l’Anses (https://www.anses.fr/fr).
Source : Actualité de l’Anses du 11 octobre 2021
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mercredi 27 octobre 2021
Brexit : des conséquences pour les pêcheurs
Dans le cadre du Brexit, une multitude de décisions ont été prises pour soutenir financièrement les pêcheurs, mais également pour revoir l’accès aux eaux britanniques (et inversement). Comment s’y retrouver ?
Brexit : où trouver de l’information pour vous aider ?
Le Royaume-Uni (RU) a quitté l’Union européenne depuis le 1er janvier 2021 dans le cadre du « Brexit ». Cela a entraîné la négociation et la mise en place de nouvelles règles entre cet Etat et l’Union européenne (UE), dont certaines concernent la pêche professionnelle.
Parce que ces nouvelles règles sont nombreuses et que le gouvernement a également mis en place des aides spécifiques pour soutenir la filière pêche, une page web synthétisant toutes les informations que les pêcheurs professionnels doivent connaître a été créée. Vous pouvez la consulter ici.
Source : Communiqué de presse du ministère de la Mer du 14 octobre 2021
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mercredi 27 octobre 2021
Paiement par carte bancaire : un montant minimum ?
Le montant minimum imposé par les commerçants pour les paiements par carte bancaire peut être perçu comme une volonté de pousser les consommateurs à acheter plus de produits que ce qu’ils avaient prévus. Quelles sont les solutions ?
Paiement par carte bancaire : le montant minimum est-il justifié ?
Certains commerçants refusent le paiement par carte bancaire pour des achats dont le prix est inférieur à un certain montant.
Or, les Français effectuent de plus en plus leurs paiements par carte bancaire. Les étudiants et autres consommateurs ayant des revenus modestes sont donc poussés à consommer car contraint d’acheter d’autres produits, en plus de celui qu’ils souhaitent acquérir.
Face à cette problématique, le gouvernement rappelle toutefois que cette pratique, parfaitement légale, existe en raison des divers frais d’encaissement facturés aux commerçants :
- une commission interbancaire de paiement destinée à rémunérer les banques du commerçant et de l’acheteur ;
- une commission prélevée par les intermédiaires ;
- et parfois, un montant forfaitaire prélevé pour chaque opération par ces mêmes intermédiaires.
En outre, il souhaite permettre l’utilisation de la carte bancaire même pour les achats les plus modestes et prévoit, notamment, de travailler en collaboration avec les opérateurs sur la diminution du taux des prélèvements perçus par les intermédiaires. Affaire à suivre…
Source : Réponse ministérielle Guerriau du 30 septembre 2021, Sénat, n°2021-G
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mardi 26 octobre 2021
Loi Egalim 2 : mieux protéger la rémunération de l’agriculteur
Parce que la loi « Egalim », votée en 2018, se révèle insuffisante pour protéger au mieux la rémunération des agriculteurs, il a été nécessaire de voter une loi « Egalim 2 », dont voici les principales mesures à retenir…
Renforcer l’encadrement des contrats agriculteurs/distributeurs
Désormais, l’obligation de conclure des contrats sous forme écrite est généralisée, à l’exception notamment :
- de la vente directe au consommateur ;
- de la vente aux associations caritatives destinée à la préparation des repas des personnes défavorisées ;
- de la vente de gré à gré à prix ferme de produits agricoles au sein des marchés d’intérêt national (dite « vente au carreau ») ;
- des entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à un seuil qui reste à définir et qui pourra être adapté selon les filières ;
- des produits ou catégories de produits non soumis à cette obligation par accord interprofessionnel étendu ou par décret.
Par ailleurs, la présence de certaines clauses dans les contrats écrits sera impérative. A titre d’exemple, ils devront prévoir les modalités de révision automatique, à la hausse ou à la baisse, du prix fixé.
Ces nouveautés sont applicables aux contrats conclus au plus tard à compter du 1er janvier 2023. Les contrats conclus avant cette date devront être mis en conformité dans un délai d’1 an, au plus tard le 1er janvier 2024.
Renégociation des contrats
Il est instauré la possibilité de renégocier un contrat lorsque celui-ci est impacté par la fluctuation du prix d’éléments extérieurs au secteur agricole, comme le transport, l’énergie ou les emballages.
Renforcement des conditions générales de vente
Il est désormais précisé que les conditions générales de vente (CGV) doivent être consacrées, en partie, aux matières premières agricoles entrant dans la composition des produits alimentaires ou dans celle des produits composant le produit final.
Expérimentation d’une clause « tunnel de prix »
Il va être expérimenté l’utilisation d’une clause dite de « tunnel de prix » pour les contrats de vente de certains produits agricoles (la filière bovine est notamment visée).
L’objectif est d’appliquer une formule de détermination ou de révision du prix, qui prend en compte plusieurs types d’indicateurs, dont au moins un indicateur de coûts de production, et qui prévoit des bornes minimales et maximales à l’intérieur desquelles pourra varier le prix convenu.
Instauration d’une clause relative aux engagements sur les volumes prévisionnels
A compter du 1er janvier 2022, les contrats de produits alimentaires vendus sous marque de distributeur (MDD) devront intégrer une clause relative aux engagements sur les volumes prévisionnels.
Les contrats conclus avant cette date devront être mis en conformité avec la nouvelle réglementation d’ici le 1er janvier 2023.
Protéger les agriculteurs de l’application de pénalités d’office
Les distributeurs ont désormais l’interdiction d’appliquer des déductions d’office correspondant aux pénalités pour non-respect d’un engagement contractuel : avant de les appliquer, l’agriculteur doit pouvoir présenter ses observations écrites.
En outre, les pénalités doivent être proportionnées au préjudice subi.
Notez également que seules les situations ayant entraîné des ruptures de stocks peuvent justifier l'application de pénalités logistiques, sauf lorsque le distributeur peut démontrer et documenter l'existence d'un préjudice. Et en cas de force majeure ou de circonstances indépendantes de la volonté des parties au contrat, aucune pénalité logistique n’est due.
Par ailleurs, il est désormais interdit de procéder au refus ou au retour de marchandises, sauf en cas de non-conformité ou de non-respect de la date de livraison.
Enfin, l’agriculteur bénéficie d’un principe de réciprocité : lui aussi peut imposer des pénalités logistiques aux distributeurs en cas d'inexécution d'un engagement contractuel ayant entraîné un préjudice.
Interdiction de la discrimination en matière tarifaire
Désormais, les pratiques de discrimination en matière tarifaire sont interdites pour les produits alimentaires.
Le calcul de seuil de revente à perte
Désormais, pour le calcul du seuil de revente à perte pour les alcools, la part liée aux droits de consommation et à la cotisation « alcool » est exclue.
Expérimentation d’un affichage sur la rémunération des agriculteurs
Il va être expérimenté, pendant 5 ans, un affichage destiné à apporter au consommateur une information relative aux conditions de rémunération des producteurs de produits agricoles.
Favoriser la médiation
Le médiateur des relations commerciales agricoles peut désormais connaître des litiges liés à la conclusion des contrats écrits de vente de produits agricoles et non uniquement des litiges liés à leur exécution.
En outre, il est mis en place un comité de règlement des différends commerciaux agricoles pouvant intervenir en cas d'échec de la médiation, préalablement à la saisie du juge, pour les litiges nés après le 19 octobre 2021.
Pratique commerciale trompeuse
Désormais, est considéré comme une pratique commerciale trompeuse le fait d'afficher un drapeau français ou tout autre symbole équivalent sur une denrée alimentaire dont l'ingrédient principal n'a pas une origine française.
Sont toutefois exclus du dispositif, les ingrédients primaires dont l'origine française est difficile, voire impossible à garantir, car issus de filières non productrices en France ou dont la production est manifestement insuffisante sur le territoire.
Ces filières seront identifiées dans un décret à venir.
Affichage des ingrédients
L'affichage de l'origine des ingrédients composant une denrée alimentaire, dès lors qu'il existe un lien avéré entre certaines propriétés de la denrée et l'origine des ingrédients, est désormais obligatoire.
Et afin de ne pas induire en erreur le consommateur quant à l'origine de la bière, celui-ci doit désormais être informé, au moyen d'un étiquetage mettant en évidence ces indications, du nom du brasseur et du lieu de brassage des bières.
Cette mesure est applicable à compter du 1er juillet 2022.
Encadrement des opérations promotionnelles de dégagement
A compter du 1er janvier 2022, la réglementation des opérations promotionnelles relatives aux produits agricoles ou de première transformation est renforcée (opérations dites de « dégagement de produits alimentaires »).
Ces opérations, désormais définies comme des opérations promotionnelles visant à écouler une surproduction de produits alimentaires (à l'exception des fruits et légumes frais), seront soumises à l'autorisation de l'autorité administrative, après avis de l'organisation interprofessionnelle compétente.
Cet avis sera réputé favorable en l'absence de réponse dans un délai fixé qui reste à définir. De même, l’opération sera réputée autorisée en l'absence de réponse de l'administration dans un délai qui reste également à définir.
Pour les professionnels de la restauration
A compter du 1er juillet 2022, les professionnels de la restauration devront afficher la dénomination de l'appellation d'origine protégée ou l'indication géographique protégée des vins mis en vente sous forme de bouteille, de pichet ou de verre sur les menus, les cartes des vins ou tout autre support.
L'obligation de l'affichage de l'origine des viandes est également étendue à tous les établissements de restauration.
Un décret à venir doit préciser ces mesures.
Source : Loi n° 2021-1357 du 18 octobre 2021 visant à protéger la rémunération des agriculteurs
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mardi 26 octobre 2021
Bail rural : un congé pour reprise justifié… par un brevet professionnel ?
Un bailleur rural délivre un congé pour reprise à son locataire... Ce que ce dernier conteste, le bénéficiaire de cette reprise ne justifiant de la validité de son aptitude professionnelle que par la possession d’un brevet professionnel de responsable d'entreprise agricole. (In)Suffisant ?
Congé pour reprise : la seule possession d’un brevet professionnel est insuffisante
Un agriculteur reçoit un congé pour reprise de la part de son bailleur dont il conteste la validité. Motif invoqué ? Le bénéficiaire de la reprise ne remplit pas les critères d’aptitude professionnelle requis par la loi.
« Faux », conteste le bénéficiaire de la reprise : au jour de la délivrance du congé, il avait entamé des démarches pour obtenir un brevet professionnel de responsable d'entreprise agricole… qu’il a aujourd’hui validé. Il est donc apte à reprendre les terres louées et à les exploiter.
Sauf que la seule délivrance d'un brevet professionnel ne permet pas au bénéficiaire de la reprise de justifier qu’il remplit les critères légaux d’aptitude professionnelle, rappelle le juge. Le congé délivré à l’agriculteur est donc annulé.
Source : Arrêt de la Cour de cassation, 3e chambre civile, du 13 octobre 2021, n°20-15620
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mardi 26 octobre 2021
Du Pinel au « Pinel Plus »…
A partir de 2023, les taux de la réduction d’impôt Pinel vont progressivement baisser… sauf pour certains investissements. Lesquels ? Et sous quelles conditions ?
« Pinel + » : pour quels investissements ?
Si vous achetez ou faites construire un logement dans le but de le placer en location, vous pourrez opter pour la réduction d’impôt « Pinel », dont le montant varie selon la durée de votre engagement de location et selon la localisation géographique de l’appartement.
Actuellement, les taux de la réduction d’impôt sont fixés, en métropole, à :
- 12 %, si votre engagement de location est de 6 ans ;
- 18 %, si votre engagement de location est de 9 ans ;
- 21 %, si votre engagement de location est de 12 ans.
Ces taux vont progressivement baisser. Ainsi :
- en 2023, ils seront fixés à :
- ○ 10,5 %, si votre engagement de location est de 6 ans ;
- ○ 15 %, si votre engagement de location est de 9 ans ;
- ○ 17,5 %, si votre engagement de location est de 12 ans ;
- en 2024, ils seront fixés à :
- ○ 9 %, si votre engagement de location est de 6 ans ;
- ○ 12 %, si votre engagement de location est de 9 ans ;
- ○ 14 %, si votre engagement de location est de 12 ans ;
Toutefois, ne seront pas concernés par la baisse progressive des taux de la réduction d’impôt :
- les investissements réalisés dans des logements situés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
- ou qui respectent un niveau de qualité, en particulier en matière de performance énergétique et environnementale, supérieur à la réglementation.
Dans la 2nde hypothèse, pour l’application de ce « Pinel + », le gouvernement envisage de retenir les critères suivants :
- une surface minimale par typologie : 28m² pour un T1, 45m² pour un T2, 62m² pour un T3, 79m² pour un T4 et 96m² pour un T5 ;
- la présence systématique d’un espace extérieur ;
- une double exposition à partir du T3.
Notez toutefois que les contours précis du « Pinel + » seront précisés ultérieurement par décret. Affaire à suivre…
Source : Communiqué de presse du Ministère de la transition écologique du 14 octobre 2021
Le Pinel se meurt… : « vive le Pinel + » © Copyright WebLex - 2021
mardi 26 octobre 2021










