Eleveurs : comment vous protéger des ours bruns ?
En principe, il est interdit de perturber intentionnellement les ours bruns en France. Toutefois, il est possible de déroger à cette interdiction, sous réserve du respect de certaines conditions, qui viennent d’être modifiées. Tour d’horizon de ces modifications…
Des conditions adaptées au type d’effarouchement
Pour rappel, il est normalement interdit de perturber intentionnellement l’ours brun.
Toutefois, toutes conditions par ailleurs remplies, les éleveurs peuvent demander des dérogations préfectorales, dès lors qu’ils mettent en œuvre, de manière effective et proportionnée, des moyens de protection de leur troupeau.
Ces dérogations vont notamment concerner les effarouchements simples et renforcés, dont les modalités diffèrent.
Sachez que les mesures d’effarouchement renforcé sont interdites dans le parc national des Pyrénées tandis que celles d’effarouchement simple sont soumises à l’autorisation du directeur du parc, sous conditions.
- Concernant l’effarouchement simple
Cet effarouchement est fait à l’aide de moyens olfactifs, mais également de moyens sonores et lumineux, dont vous pouvez retrouver la liste exhaustive ici, et ne peut être mis en œuvre que si certaines conditions sont réunies.
Pour pouvoir bénéficier de cette dérogation, les éleveurs doivent préciser dans leur demande l’identité des personnes qui seront chargées de l’effarouchement.
Précisons que cette dérogation délivrée par le préfet est limitée à la saison d’estive en cours et ne peut pas, dans tous les cas, dépasser 8 mois. De plus, l’effarouchement devra être effectué seulement à proximité du troupeau et si ce dernier est exposé à la prédation de l’ours brun, c’est-à-dire si des indices témoignent de la présence récente de l’ours à proximité.
Enfin, l’éleveur devra envoyer au préfet un compte-rendu concernant la réalisation de chaque opération d’effarouchement effectuée en détaillant les moyens mis en œuvre, le lieu, la date et les résultats obtenus :
- avant le 30 novembre de chaque année ;
- ou lors de la demande de dérogation en vue de réaliser un effarouchement renforcé.
- Concernant l’effarouchement renforcé
Cet effarouchement se fait à l’aide de tirs non létaux et doit également faire l’objet d’une demande dérogatoire auprès du préfet. Là encore, la dérogation ne peut être accordée que si certaines conditions sont réunies, que vous pouvez retrouver ici.
Cette dérogation, qui ne peut également dépasser 8 mois (limitée à la saison d’estive en cours), peut être suspendue si le compte rendu relatif à l’effarouchement simple n’est pas adressé au préfet dans les 2 mois suivant l’opération (ou si certaines conditions cessent d’être remplies).
Notez que cet effarouchement peut être réalisé, dès lors qu’ils ont reçu une formation préalable dispensée par les agents de l’Office français de la biodiversité, par :
- l'éleveur ou le berger ;
- des lieutenants de louveterie ;
- des chasseurs ;
- des agents de l'Office français de la biodiversité.
Cette opération doit également donner lieu à un compte-rendu de la part de la personne l’ayant réalisée, détaillant le lieu, la date, le nombre d'ours observé, les moyens mis en œuvre, le comportement du troupeau et des ours.
Source : Arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
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jeudi 23 juin 2022
Fourrière et véhicules « abandonnés » : du nouveau au 1er juillet 2022
Les véhicules considérés comme « abandonnés » en fourrière font l’objet de règles particulières, qui viennent d’être réaménagées. A quel(s) niveau(x) exactement ?
Véhicules « abandonnés » : les critères évoluent
Pour rappel, la règlementation prévoit que les véhicules mis en fourrière que leurs propriétaires ne sont pas venus récupérer à l’issue d’un délai de 15 jours sont considérés comme « abandonnés » et laissés en fourrière en vue de leur vente ultérieure ou de leur destruction.
Le délai à l’issue duquel le véhicule est considéré comme « abandonné », puis détruit, est réduit à 10 jours pour les véhicules de faible valeur marchande, parmi lesquels figurent :
- tout véhicule de genre VP (pour véhicule particulier) âgé de plus de 13 ans et de moins de 30 ans, à l’exception toutefois des véhicules de marque premium ou de carrosserie cabriolet ou dont les 2 essieux sont des essieux moteurs (dits 4X4) ;
- tout véhicule de genre CTTE (véhicule utilitaire) âgé de plus de 12 ans.
Ces 2 dispositions viennent d’être réaménagées, et prévoient désormais que ce délai de 10 jours est applicable à :
- tout véhicule de genre VP âgé de plus de 12 ans (sans limitation d’âge maximal) à l’exception des seuls véhicules de marque premium ;
- tout véhicule de genre CTTE âgé de plus de 10 ans.
Ces dispositions s’appliqueront à compter du 1er juillet 2022 aux seuls véhicules entrés en fourrière à compter de la même date.
Source : Arrêté du 10 juin 2022 portant modification de l'article A. 325-14 du code de la route
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jeudi 23 juin 2022
Agence de voyages : anticiper (et prévoir ?) les accidents !
Après s’être blessé au cours d’un voyage organisé aux Etats-Unis, un motard réclame des indemnités au voyagiste qui a organisé ce séjour. Ce que ce dernier conteste : au vu de l’expérience des motards participant au voyage, il ne voit pas pourquoi il serait responsable…
Agence de voyages : l’expérience ne suffit pas…
Au cours d’un circuit à moto organisé aux Etats-Unis par un voyagiste, un motard en heurte un autre et le blesse.
Le motard blessé réclame alors des indemnités au voyagiste… qui refuse de payer : il ne s’estime pas responsable de l’accident puisque celui-ci était « imprévisible ». Il rappelle, en effet, que les participants au voyage étaient tous expérimentés et que le motard responsable de la collision n’avait jamais eu d’accident.
« Un accident prévisible », conteste le motard blessé, puisque le voyagiste a justement exigé des participants qu’ils aient une certaine expérience.
Ce que confirme le juge : l’éventualité d’un accident était effectivement prévisible, ce qui explique que le voyagiste ait exigé des motards qu’ils soient expérimentés.
Dès lors, le voyagiste ne peut pas s’exonérer de sa responsabilité et doit indemniser le motard blessé.
Source : Arrêt de la Cour de cassation, 1re chambre civile, du 15 juin 2022, n° 19-10798
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jeudi 23 juin 2022
Fortes chaleurs : quelles précautions les professionnels doivent-ils prendre ?
Le gouvernement a émis des recommandations à destination de certains professionnels (agriculteurs, entreprises agroalimentaires, transporteurs, etc.) sur les précautions à prendre en cas de fortes chaleurs. Revue de détails.
Fortes chaleurs : les précautions pour les animaux d’élevage
Les professionnels ayant des animaux d’élevage doivent contrôler régulièrement les conditions d’hébergement des animaux et surveiller particulièrement tout signe de souffrance liée aux fortes chaleurs.
Ils doivent également veiller à bien hydrater les animaux en multipliant, par exemple, les points d’accès à une eau fraiche. La brumisation des animaux est aussi fortement recommandée.
Par ailleurs, le transport des animaux est restreint en période de fortes chaleurs. Ainsi, les déplacements entre 13h et 18h sont interdits pour les départements classés en vigilance orange et plus, sauf dérogations (véhicules avec aménagements spécifiques, etc.). Pour les transports de longue durée (plus de 8h), seuls ceux garantissant des conditions de température inférieure à 30°C sont autorisés.
Notez qu’en cas de contrôle, les principales vérifications porteront sur :
- les systèmes de ventilation des véhicules permettant de maintenir la température à l'intérieur des compartiments entre 5°C et 30°C, avec une tolérance de 5°C en fonction des conditions climatiques ;
- la présence de capteurs de température permettant au conducteur de contrôler en permanence les températures à l'intérieur des compartiments ;
- la présence d'un système d'enregistrement de ces températures, dont les résultats doivent être tenus à disposition des contrôleurs.
Fortes chaleurs : les précautions dans les entreprises alimentaires
Les professionnels doivent limiter au strict minimum les étapes intermédiaires de stockage hors chaîne du froid et les transports.
Il faut également limiter les ouvertures des chambres froides.
Notez qu’une plateforme « Canicule info service », joignable au 0 800 06 66 66, informe les professionnels des mesures à prendre, tous les jours de 9h à 19h.
Fortes chaleurs : les précautions pour les professionnels agricoles
Outre le respect des obligations qui leur incombent en tant qu’employeur (adapter les horaires de travail, mettre à disposition de l’eau, etc.), les professionnels doivent être vigilants sur les risques suivants :
- incendies de forêts : ne pas fumer, éviter d’utiliser du matériel pouvant provoquer des étincelles (scies à chaîne) et reporter les travaux agricoles qui peuvent l’être ;
- transport de jerricans d’essence (plus facilement inflammable par forte chaleur) ;
- intoxication avec des produits chimiques (plus facilement inhalés et absorbés par la peau).
Sources :
- Communiqué de presse du ministère de l’Agriculture du 15 juin 2022
- Communiqué de presse du ministère de l’Agriculture du 15 juin 2022
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jeudi 23 juin 2022
Relations commerciales : une rupture « brutale » ?
Parce qu’il s’estime victime d’une rupture brutale de la relation commerciale l’unissant à une société, un fournisseur décide de lui réclamer une indemnisation. Que celle-ci refuse cependant de régler… A tort ou à raison ?
Rupture des relations commerciales : indemnisable, si, et seulement si…
Une société spécialisée dans la distribution de produits de boulangerie et de pâtisserie entretient une relation commerciale suivie avec un fournisseur.
Après plus de 10 ans de collaboration, la société met fin à la relation commerciale qui les unissait.
« De manière brutale », s’indigne le fournisseur, qui décide alors de lui réclamer une indemnisation…
Pour rappel, la règlementation applicable prévoit, en effet, que toute rupture d’une relation commerciale établie sans respecter un délai de préavis raisonnable peut être qualifiée de brutale, et peut donc donner lieu à indemnisation.
Mais ici, la société refuse de régler la somme réclamée, estimant que la rupture des relations est loin d’être brutale, et pour cause : elle a progressivement diminué le volume de ses commandes auprès de son fournisseur, sur une période totale de 8 mois.
Mais ce n’est pas l’avis du juge, qui rappelle que le fournisseur a enregistré une chute continue du volume des commandes de ses produits, sans qu’un préavis de rupture de la relation commerciale ne lui ait été signifié.
Dès lors, la cessation, partielle puis totale, de la relation commerciale, a bien été brutale, et la société doit régler l’indemnisation réclamée !
Source : Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 1er juin 2022, n° 21-14470
Rupture des relations commerciales : « brutale, vous avez dit brutale ? » © Copyright WebLex - 2022
mercredi 22 juin 2022
Taxe d’aménagement et redevance d’archéologie préventive : le point sur les nouveautés !
La règlementation relative à la taxe d’aménagement et à la redevance d’archéologie préventive vient d’évoluer. A quels niveaux exactement ?
Focus sur la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive
Pour mémoire, la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive appartiennent à la catégorie des taxes d’urbanisme et assimilées.
Plus précisément :
- la taxe d’aménagement est due sur l'ensemble des opérations d'aménagement, de construction, de reconstruction ou d'agrandissement de bâtiments, installations ou aménagements de toute nature, dès lors que celles-ci nécessitent l’obtention d’une autorisation d'urbanisme ;
- la redevance d’archéologie préventive est due par les personnes qui projettent d’effectuer des travaux affectant le sous-sol.
Actuellement, la gestion de la taxe d’aménagement et de la composante « logement » de la redevance d’archéologie préventive est partagée entre 2 services :
- les services déconcentrés du ministre de la transition écologique, qui en assurent la liquidation ;
- la direction générale des finances publiques (DGFIP), qui en assure le recouvrement.
Pour optimiser cette gestion, seule la DGFIP, qui assure déjà la liquidation des impôts fonciers, sera désormais compétente.
Pour servir cet objectif, la règlementation relative à la taxe d’aménagement et à la part logement de la redevance d’archéologie préventive vient d’évoluer : les dispositions qui y ont trait sont transférées dans le code général des impôts (CGI) et ont, pour certaines, fait l’objet d’aménagements.
Parmi les nouveautés destinées à rapprocher le processus de liquidation des 2 taxes de celui des impôts fonciers, soulignons que :
- la date d’exigibilité des 2 taxes est décalée à la date d’achèvement des travaux ; dans le cas de projets importants prévoyant une construction supérieure à 5 000 m², 2 acomptes seront à verser au titre de la taxe d’aménagement ;
- la déclaration des 2 taxes s’effectue désormais dans les 90 jours à compter de l’achèvement des travaux.
Notez par ailleurs que certaines règles propres aux taxes d’urbanisme ont également été revues, notamment celles ayant trait au contrôle, aux sanctions, aux modalités de dégrèvement et au contentieux de ces taxes.
Pour plus de détails, cliquez ici.
Ces dispositions entreront en vigueur à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard le 1er janvier 2023.
Sources :
- Ordonnance n° 2022-883 du 14 juin 2022 relative au transfert à la direction générale des finances publiques de la gestion de la taxe d'aménagement et de la part logement de la redevance d'archéologie préventive
- Rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2022-883 du 14 juin 2022 relative au transfert à la direction générale des finances publiques de la gestion de la taxe d'aménagement et de la part logement de la redevance d'archéologie préventive
Taxe d’aménagement et redevance d’archéologie préventive : le point sur les nouveautés ! © Copyright WebLex - 2022
mercredi 22 juin 2022










