Vente immobilière : illustration d’une tentative (ratée ?) d’optimisation fiscale…
Pour le calcul du gain imposable à la suite de la vente d’un immeuble commercial, une SCI demande à l’administration fiscale de prendre en compte une indemnité qu’elle a dû verser à l’acquéreur dans le cadre des négociations sur le prix de vente de ce bien… Ce que celle-ci refuse. Pourquoi ?
Vente immobilière et optimisation du prix de cession : la loi, c’est la loi !
Une SCI vend un immeuble commercial.
Dans le cadre de cette vente, elle verse à l’acquéreur une importante indemnité de rendement, destinée à compenser le manque à gagner résultant de la diminution temporaire des loyers perçus à la suite de la renégociation du bail commercial en cours sur l’immeuble.
Et pour le calcul du montant imposable du gain réalisé (ce que l’on appelle aussi une plus-value imposable), la SCI demande à déduire cette indemnité de rendement du prix de vente de l’immeuble.
A toutes fins utiles, rappelons qu’une plus-value se calcule en retranchant le prix d’achat du prix de vente.
Or, l’un des moyens permettant de diminuer le montant du gain imposable et donc de l’impôt, consiste à diminuer le prix de vente de certains frais ou de certaines charges limitativement prévu(e)s par la loi, tels que, par exemple, le coût des certificats et diagnostics obligatoires, l’éventuel indemnité d’éviction versée au locataire sortant, etc.
L’indemnité de rendement ne faisant pas partie de la liste des frais ou charges légalement déductibles du prix de vente, l’administration fiscale, puis le juge de l’impôt rejettent la demande de la SCI.
Le redressement fiscal est donc maintenu.
Source : Arrêt de la Cour administrative d’appel de Douai du 2 juin 2021, n°21DA00829
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mardi 22 juin 2021
Coronavirus (COVID-19) : pas de taxe foncière pour les entreprises fermées pendant la crise ?
Un dégrèvement généralisé de taxe foncière au bénéfice des commerces, des cafés, des hôtels et des restaurants fermés administrativement en raison de la crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19 va-t-il être mis en œuvre ? Réponse du gouvernement…
Coronavirus (COVID-19) : un dégrèvement de taxe foncière sous conditions…
Interrogé sur la possibilité d’instaurer un dégrèvement généralisé de taxe foncière au bénéfice des commerces, des cafés, des hôtels et des restaurants fermés administrativement en raison de la crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19, le gouvernement répond par la négative.
Toutefois, il rappelle que ces mêmes entreprises peuvent d’ores-et-déjà bénéficier d’un dégrèvement partiel de taxe foncière en cas d’inexploitation d’un immeuble à usage commercial ou industriel qu’elles utilisent ou donnent en location munis du matériel nécessaire à leur exploitation, sous réserve du respect de 3 conditions :
- l’inexploitation est indépendante de la volonté de l’entreprise ;
- l’inexploitation doit avoir une durée de 3 mois au moins ;
- l’inexploitation doit affecter soit la totalité de l’immeuble, soit une partie susceptible de location ou d’exploitation séparée.
Source : Réponse ministérielle Nury du 27 avril 2021, Assemblée nationale, n°35916
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mardi 22 juin 2021
Coronavirus (COVID-19), discothèques et concerts : l’horizon s’éclaircit !
Le Gouvernement vient d’annoncer la date et les modalités de réouverture des discothèques, ainsi que la date de reprise des concerts en configuration debout. C’est pour quand ?
Coronavirus (COVID-19), discothèques et concerts : enfin une bonne nouvelle !
- Concernant les discothèques
Le Gouvernement vient d’annoncer la réouverture des discothèques au 9 juillet 2021, sous réserve du respect d’un protocole sanitaire spécifique, dont voici les grandes lignes :
- toute personne qui souhaitera entrer dans l’établissement sera tenue de présenter un pass sanitaire valide (c’est-à-dire un schéma vaccinal complet, le résultat négatif d’un test PCR/antigénique de moins de 48 heures ou le résultat d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d’au moins 15 jours et de moins de 6 mois) ;
- le port du masque ne sera pas obligatoire (du fait de l’obligation de présentation du pass sanitaire à l’entrée) mais seulement recommandé ;
- les discothèques pourront recevoir du public jusqu’à 75 % de leur capacité d’accueil en intérieur et 100 % en extérieur ;
- il sera obligatoire, pour tout client, de télécharger et d’activer l’application TousAntiCovid Signal.
L’ensemble de ces règles devront être respectées au cours de l’été 2021.
Les établissements qui ne seront pas en mesure de rouvrir au cours de l’été continueront de bénéficier des aides spécifiques dédiées à ce secteur d’activité.
Pour ceux dont la réouverture est effective, l’accès aux aides sera maintenu dans les conditions de droit commun.
Le dispositif de prise en charge des coûts fixes devrait rester accessible.
Le Gouvernement a annoncé qu’un point sera fait à la mi-septembre 2021 avec les professionnels du monde de la nuit, afin d’évaluer d’éventuelles évolutions des conditions d’accès à leurs établissements et des modalités de soutien dont ils bénéficient.
- Concernant les concerts et festivals
Le Gouvernement a par ailleurs annoncé une reprise des concerts et des festivals en configuration debout à compter du 30 juin 2021.
Là encore, la tenue de ces évènements sera subordonnée au respect d’une jauge d’accueil maximum de 75 % des capacités en intérieur et de 100 % en extérieur.
Les modalités d’accès seront les suivantes :
- si l’événement accueille 1 000 spectateurs ou plus, tous seront tenus de présenter un pass sanitaire, que le concert se tienne en plein air ou en salle ; le port du masque ne sera pas obligatoire, mais recommandé ;
- si l’évènement accueille moins de 1 000 spectateurs, la présentation du pass sanitaire ne sera pas obligatoire mais le port du masque sera impératif, que l’évènement se tienne en plein air ou en salle.
A l’instar des discothèques, un point d’étape sera réalisé à la mi-septembre 2021 avec les professionnels du secteur en vue des concerts de l’automne.
L’ensemble des professionnels du secteur dont l’activité n’a pas pu reprendre normalement continueront d’avoir accès, jusqu’à la fin août 2021, des dispositifs d’aides suivants :
- Fonds de solidarité ;
- dispositif de prise en charge des coûts fixes ;
- dispositif d’activité partielle.
Source : Communiqué de presse du Gouvernement du 21 juin 2021, n° 1128
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mardi 22 juin 2021
Démarches administratives au décès d’un proche : un guide pour vous aider
Suite au décès d’un proche, de nombreuses démarches administratives doivent être effectuées en peu de temps. Pour vous aider, le gouvernement a lancé un guide qui les récapitule...
Un guide pour aider les proches du défunt
Le gouvernement a publié un guide pour rappeler aux proches d’une personne décédée les démarches à effectuer suite au décès d’une personne.
Ce guide, qui est consultable à l’adresse suivante https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14974, récapitule les démarches à réaliser par les proches du défunt :
- dans les 24h qui suivent le décès : obtention d’un certificat médical de décès et déclaration du décès en mairie ;
- dans les 48h qui suivent le décès : vérification de l’existence ou non d’un contrat obsèques, choix de l’organisme de pompes funèbres ;
- dans les 6 jours qui suivent le décès : déroulement des obsèques ;
- dans les 10 jours qui suivent le décès : information des organismes payeurs du décès du défunt (employeur, pôle emploi, caisses de retraite, caf, département, etc.) ;
- après les 10 jours qui suivent le décès : contacter la banque, les organismes de prévoyance, le notaire, le centre des impôts et le bailleur.
Source : Actualité de service-public du 15 juin 2021
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mardi 22 juin 2021
RGPD : comment protéger les données personnelles des mineurs ?
Le numérique et internet sont devenu des outils incontournables pour les jeunes (inscription dans les écoles, accès à l’information, divertissement, etc.). Il est donc nécessaire de renforcer la protection de leurs données personnelles. Pour cela, la CNIL publie 8 recommandations…
Protection des données personnelles des mineurs : les recommandations de la CNIL
Les mineurs sont d’importants utilisateurs du monde numérique qui leur apporte de nombreuses opportunités, que ce soit pour leur divertissement, leurs études, l’accès à l’information ou même pour tisser et maintenir des liens familiaux et amicaux.
Toutefois, cela les expose également à certains risques tels que le harcèlement, les contenus choquants ou une collecte massive d’informations sur leurs préférences, leur identité ou encore leurs habitudes de vie.
Il est donc nécessaire de garantir au mieux leur protection et notamment celle de leurs données personnelles et de leur vie privée.
Pour accompagner les professionnels et organismes qui souhaitent mettre en place des environnements numériques respectueux de leurs droits et de leurs intérêts tout en permettant aux jeunes et à leurs parents d’être mieux informés, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publié 8 recommandations.
Ainsi, elle préconise :
- d’encadrer la capacité d’agir des mineurs en ligne en leur permettant par exemple de conclure certains contrats lorsqu’ils ont plus de 15 ans (inscription aux réseaux sociaux ou à un site de jeux en ligne, à l’exception des jeux d’argent qui restent réservés aux majeurs, etc.) ;
- d’encourager les mineurs à exercer directement leurs droits (droit d’opposition, droit à l’effacement, etc.) ;
- d’accompagner les parents dans l’éducation au numérique (sensibilisation des parents, information sur les dispositifs de protection des droits de leurs enfants en ligne, etc.) ;
- de rechercher le consentement d’un parent pour les mineurs de moins de 15 ans ;
- de promouvoir des outils de contrôle parental respectueux de la vie privée et de l’intérêt de l’enfant ;
- de renforcer l’information et les droits des mineurs par le design (information compréhensible et adaptée aux publics concernés, « designer » des interfaces qui leur parlent, qu’ils comprennent et qu’ils utilisent, etc.) ;
- de vérifier l’âge de l’enfant et l’accord des parents dans le respect de sa vie privée ;
- de prévoir des garanties spécifiques pour protéger l’intérêt de l’enfant.
L’objectif de ces recommandations est d’encourager et développer l’éducation citoyenne au numérique, tout en préservant l’autonomie des mineurs.
Source : Communiqué de presse de la CNIL du 9 juin 2021
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mardi 22 juin 2021
Coronavirus (COVID-19) : le point pour le secteur de la culture et des loisirs au 21 juin 2021
La levée du couvre-feu sur le territoire métropolitain pousse à l’aménagement de certaines règles, dont certaines ont trait au secteur de la culture et des loisirs. Que faut-il savoir à ce sujet ?
Coronavirus (COVID-19) : quelles nouveautés pour le secteur de la culture et des loisirs ?
Pour rappel, depuis le 9 juin 2021, sont autorisés à recevoir du public (sous réserve de certaines exceptions et conditions, notamment relatives à la capacité maximale d’accueil) les établissements suivants :
- les salles de danse et salles de jeux (établissement de type P, selon la classification établie pour les établissements recevant du public) ;
- les salles d’auditions, de conférences, de projections, de réunions, de spectacles ou à usages multiples ;
- les chapiteaux, tentes et structures (CTS) ;
- les musées et salles destinées à recevoir des expositions à vocation culturelle ayant un caractère temporaire (de type Y) ;
- les bibliothèques, centres de documentation et de consultations d’archives (de type S).
Il est désormais prévu qu’en Guadeloupe, à La Réunion et à Saint-Martin, ces établissements ne puissent accueillir du public qu’en dehors de la plage horaire de couvre-feu définie par le préfet de département.
Le port du masque pour les personnes de plus de 11 ans (qui est obligatoire, sauf pour la pratique d’activités artistiques) ne s’applique pas dans les espaces extérieurs de ces établissements dès lors que leur aménagement ou les contrôles mis en place permettent de respect les règles sanitaires applicables.
- Concernant le protocole sanitaire
Pour mémoire, le ministre chargé de la santé peut autoriser certains établissements à recevoir du public en dérogeant aux règles sanitaires applicables dès lors qu’un protocole sanitaire spécifique est mis en place.
Depuis le 20 juin 2021, cette possibilité concerne les établissements suivants :
- salles de danse ;
- salles d’auditions, de conférences, de projections, de réunions, de spectacles ou à usages multiples (de type L) et les chapiteaux, tentes et structures (CTS) ;
- établissements sportifs couverts (de type X) ;
- établissements de plein air (de type PA) autres que les parcs zoologiques.
La décision du ministre doit préciser :
- les conditions générales auxquelles doivent répondre les protocoles sanitaires en question ;
- la dérogation à l’interdiction d’accueil du public et les adaptations aux règles sanitaires applicables qu’ils comportent ;
- les modalités de dépôt et d’examen des demandes d’autorisation.
Les autorisations peuvent être délivrées pour des évènements programmés jusqu’au 30 juin 2021 (contre le 15 juin précédemment) et peuvent être assorties de dérogations aux interdictions de déplacement.
Depuis le 20 juin 2021, les établissements ayant obtenu ce type d’autorisation peuvent être autorisés à accueillir du public en dérogeant :
- à la règle d’interdiction d’accueil du public, dans la limite d’un nombre de personnes accueillies ne pouvant excéder 5 000 personnes ;
- aux règles de distanciation et à l’interdiction d’accès aux espaces permettant des regroupements ;
- à l’obligation que le public accueilli ait une place assise et à la capacité maximale d’accueil applicable dans la limite d’un nombre de personnes accueillies ne pouvant excéder 5 000 personnes.
Sources :
- Décret n° 2021-782 du 18 juin 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire
- Arrêté du 18 juin 2021 modifiant l'arrêté du 1er juin 2021 fixant les conditions d'application de l'article 45-1 du décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire
Coronavirus (COVID-19) : le point pour le secteur de la culture et des loisirs au 21 juin 2021 © Copyright WebLex - 2021
lundi 21 juin 2021










