Emplois francs : une aide (encore) possible !
Le Gouvernement a mis en place de nombreuses aides afin d’accompagner les employeurs dans la procédure de recrutement. Parmi elles, on retrouve le dispositif « emplois francs », qui vient de faire l’objet de récentes précisions… Lesquelles ?
Emplois francs : une année de plus !
Pour rappel, le dispositif « emplois francs » permet de lutter contre la discrimination à l’embauche, en versant une aide aux employeurs qui recrutent des candidats issus des quartiers prioritaires.
Cette expérimentation, mise en œuvre en 2018, est reconduite chaque année… et 2023 n’échappe pas à la règle.
Les conditions requises pour bénéficier de cette aide, ainsi que les montants versés restent inchangés :
- 5 000 € par an dans la limite de 3 ans pour une embauche en CDI ;
- 2 500 € par an dans la limite de 2 ans pour un recrutement en CDD d’au moins 6 mois.
Notez que jusqu’au 31 décembre 2022, ce dispositif était spécialement aménagé pour La Réunion. Ce n’est désormais plus le cas ! Ainsi, jusqu’au 31 décembre 2023, le dispositif « emplois francs » s’applique de la même manière en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).
Source :Décret n° 2022-1747 du 28 décembre 2022 modifiant le décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019 portant généralisation des emplois francs et création d'une expérimentation à La Réunion
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lundi 16 janvier 2023
Énergie : les boulangeries dans la tourmente…
Alors que la baguette de pain a été inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO le 30 novembre 2022, nombreux sont les boulangers qui n’arrivent pas à faire face à l’augmentation des prix de l’énergie. Pour tenter de les aider, le Gouvernement met en place des dispositifs spécifiques pour ces professionnels, complémentaires aux aides déjà existantes. Tour d’horizon.
Les aides pour toutes les entreprises
Rappelons-le, toutes les entreprises ont droit à un certain nombre d’aides pour tenter de limiter les conséquences de l’augmentation des prix de l’énergie. Cet arsenal compte les mécanismes suivants :
- le bouclier tarifaire, limitant la hausse du prix du gaz et de l’électricité à 15 %, valable jusqu’au 30 juin 2023 pour le gaz et jusqu’au 31 décembre 2023 pour l’électricité. Peuvent ainsi en bénéficier les TPE ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 2 M€ et avec un compteur électrique d’une puissance inférieure à 36 kVA ;
- l’amortisseur électricité, à destination des PME et TPE non éligibles au bouclier tarifaire ;
- le guichet d’aide au paiement des factures de gaz et d’électricité, qui peut être cumulé avec l’amortisseur électricité ;
- la baisse de la fiscalité sur l’électricité (TICFE) à son minimum légal européen ;
- l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH).
Vous pouvez retrouver l’ensemble des aides existantes et le détail des conditions à remplir pour les obtenir ici.
Les aides spécifiques pour les boulangeries
En plus de ces aides « générales », les boulangeries ont également accès à 4 nouveaux dispositifs :
- le report du paiement des impôts et cotisations sociales. Ce report a pour objectif de soulager la trésorerie des boulangeries. Il s’applique aux cotisations courantes et aux plans d’apurement Covid en cours, mais pas à la TVA, aux taxes annexes et au reversement de prélèvement à la source ;
- l’accès à un conseiller départemental à la sortie de crise. Vous pouvez consulter la liste des conseillers avec leurs coordonnées ici ;
- la résiliation sans frais des contrats d’énergie. Les boulangers peuvent résilier leur contrat afin de prendre contact avec d’autres fournisseurs d’énergie et d’obtenir un accord plus avantageux ;
- l’étalement des factures d’énergie. À la demande du Gouvernement, les fournisseurs peuvent accepter d’étaler le paiement des factures d’énergie pour permettre à une boulangerie de pérenniser son activité.
Source : Article economie.gouv.fr, du 4 janvier 2023 : « Boulangers : les aides pour faire face à la hausse des prix de l’énergie »
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lundi 16 janvier 2023
Permis de conduire, véhicules autonomes : du nouveau dans le secteur de l’automobile
Pour ce début d’année 2023, l’actualité du secteur automobile est marquée par des mesures concernant les véhicules à conduite automatisée, ainsi que par des changements sur les modalités du passage de l’examen du permis de conduire. Revue de détails.
Véhicules autonomes
Depuis le mois d’avril 2021, les personnes qui commercialisent ou louent des véhicules permettant une conduite automatisée doivent transmettre à leurs cocontractants des informations relatives au caractère autonome de ces véhicules.
Le contenu de ces informations (modalités d’activation du système automatisé, modalités de reprise en main, etc.), dont le détail est visible ici, est précisé.
Il est important de noter que la documentation remise au cocontractant doit comprendre un moyen pour lui d’auto-évaluer sa compréhension des informations fournies.
Examen du permis de conduire
Pour répondre aux difficultés que peuvent rencontrer les aspirants conducteurs pour passer l’examen du permis de conduire, et pour faire face aux délais qui ne cessent de s’allonger, le Gouvernement a décidé de mener des expérimentations visant à optimiser l’attribution et la réservation des places d’examen.
Ces expérimentations ayant fait leurs preuves, les nouvelles méthodes qui ont été testées dans ce cadre vont progressivement être étendues à l’ensemble du territoire.
Depuis le 1er janvier 2023, ce sont la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe qui sont concernées par ces nouveaux protocoles.
Toujours afin de favoriser l’accessibilité du permis de conduire, de nouvelles règles viennent encadrer le passage de l’examen pour les personnes souffrant de handicap.
Ainsi, les personnes atteintes de déficience auditive, de dysphasie, de dyslexie, de dyspraxie ou d’un handicap physique pourront bénéficier d’un examen adapté, notamment dans sa durée, pour prendre en compte leurs difficultés.
Source :
- Arrêté du 8 décembre 2022 fixant le contenu et les modalités de fourniture de l'information obligatoire relative aux conditions d'utilisation du système de conduite automatisé équipant un véhicule
- Arrêté du 15 décembre 2022 relatif à l'extension du système de réservation nominative des places pour l'épreuve pratique des examens du permis de conduire des catégories A1, A2, B1 et B
- Arrêté du 15 décembre 2022 relatif à l'extension du système d'attribution des places pour l'épreuve pratique des examens du permis de conduire des catégories BE, C1, C, C1E, CE, D1, D, D1E et DE
- Arrêté du 13 décembre 2022 modifiant l'arrêté du 23 avril 2012 modifié fixant les modalités pratiques de l'examen du permis de conduire des catégories BE, C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE
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vendredi 13 janvier 2023
Évènements sportifs et bénévolat : un nouveau guide !
En prévision des prochains grands évènements sportifs qui doivent se tenir en France, notamment les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, le Gouvernement propose un rappel des règles encadrant le recours au bénévolat… Guide pratique à l’appui…
Bénévolat lors des évènements sportifs : rappel des bonnes pratiques
Afin d’accompagner les dirigeants et organisateurs d’évènements sportifs qui envisagent de recourir au bénévolat, un guide est désormais mis à disposition.
Ce document, qui prend la forme d’un livret, rappelle :
- les principes fondamentaux liés au bénévolat, avec les points de vigilance, notamment en matière de prévention du harcèlement moral et/ou sexuel, de discrimination, etc. ;
- les règles juridiques, avec la définition et le champ d’application du bénévolat, un question-réponse avec des références à des cas concrets et des décisions de justice, etc. ;
- les règles relatives aux conditions d’exercice et aux missions des bénévoles (notamment en ce qui concerne les temps de travail et de repos, leur protection sociale, etc.) ;
- les bonnes pratiques au sens large (qui se basent, entre autres, sur le dialogue et sur l’importance d’informer les bénévoles).
Enfin, ce livret contient également une annexe qui précise les sanctions encourues en cas de manquement aux obligations légales.
Source : Actualité du ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion du 22 décembre 2022 : « Recourir au bénévolat | Guide pratique à l’usage des organisateurs de grands évènements sportifs »
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vendredi 13 janvier 2023
Synthèse de l’actualité médicale pour bien commencer 2023…
L’actualité législative de la fin d’année 2022 en matière médicale a apporté plusieurs nouveautés et précisions sur des sujets en cours. Retour synthétique sur un début d’année chargé…
Remboursement des actes de télésurveillance médicale
La voie est ouverte pour le remboursement, par la Sécurité sociale, des appareils de télésurveillance médicale.
Ces appareils permettent aux professionnels de santé de suivre à distance l’état de santé de certains patients, à partir de données de santés recueillies par le patient à son domicile.
Le Gouvernement vient de préciser l’ensemble des conditions pour le remboursement des activités de télésurveillance.
Sont abordées les conditions pour qu’une activité puisse ou non être inscrite sur la liste des activités remboursables, l’obtention d’un certificat de conformité par l’exploitant d’un dispositif, mais également la possible radiation de certains dispositifs de la liste des remboursements.
De même, les conditions de déclaration aux agences régionales de santé (ARS) d’une activité de télésurveillance médicale par les professionnels de santé sont désormais précisées.
Praticien associé
Le statut de praticien associé a été créé en juillet 2019 notamment pour unifier les différents statuts anciennement attribués aux professionnels de santé diplômés en dehors de l’Union européenne et exerçant en France.
Au 1er janvier 2023, il devient le statut de référence pour cette catégorie de praticiens, les autres statuts ne pouvant plus être utilisés pour le recrutement de nouveaux professionnels.
Missions du référent handicap
Un référent handicap doit être nommé dans tous les établissements de santé publics ou privés assurant le service public hospitalier.
Il aura la charge d’intervenir auprès des patients pendant la durée de leur hospitalisation pour :
- identifier les besoins spécifiques des patients en situation de handicap dans l’organisation des soins ;
- coordonner les moyens à mettre à disposition pour y répondre ;
- conseiller et accompagner le personnel de l’établissement dans l’accueil et la prise en charge des personnes en situation de handicap ;
- assurer la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques, particulièrement en ce qui concerne les prises en charge urgentes.
Utilisation d’additif alimentaire pour l’alimentation animale à des fins de recherches scientifiques
L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) est chargée de recevoir les demandes d’autorisations d’utilisation d’additifs alimentaires pour l’alimentation animale, par principe interdits par la réglementation européenne, à des fins de recherches scientifiques.
Si les détails de la demande qui doit être faite à l’ANSES restent à préciser, il est désormais établi que l’agence disposera de 8 mois à réception d’un dossier complet pour notifier sa décision motivée au demandeur. Une absence de réponse de l’agence à l’issue de ce délai vaudra refus.
Dans ce même délai, l’ANSES pourra solliciter des compléments d’informations. Dans cette hypothèse, le délai de réponse sera prorogé du même délai que celui écoulé entre la demande d’informations de l’agence et la communication effective de celles-ci.
Allégations sur le gluten
Le Gouvernement a été interpellé sur les difficultés rencontrées par des personnes ayant un régime alimentaire sans gluten face à certaines mentions présentes sur les produits de consommations qui peuvent, parfois, se révéler trompeuses.
Dans ce cadre, il rappelle que les indications relatives au sans gluten sont en principe limitatives et classées selon la teneur en gluten d’un produit exprimée en part par million (PPM).
Des contrôles sont effectués par l’administration pour s’assurer que les acteurs du secteur respectent ces limitations.
Le Gouvernement précise également que les personnes souffrant de maladies cœliaques, donc intolérantes au gluten, peuvent bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité sociale, plafonnée à 15,73 € par mois pour un adulte, pour l’achat d’aliments sans gluten.
Ils doivent se rapprocher de leur médecin pour initier ce processus.
Utilisation des eaux de pluie dans les établissements de santé
Autre interpellation du Gouvernement : la question de la collecte et de l’utilisation des eaux de pluie dans les établissements de santé. Il lui a en effet été suggéré d’autoriser les établissements de santé à utiliser de l’eau de pluie pour l’alimentation des chasses d’eau.
Le Gouvernement rappelle que bien que l’utilisation des eaux de pluie et des eaux usées traitées est encouragée pour des usages adaptés, elle reste néanmoins interdite pour les établissements de santé. Cela se justifie par les risques accrus pour la santé des patients occupants ces établissements.
Néanmoins, il indique que des travaux sont en cours pour diversifier les sources d’eau dans les établissements de santé et trouver des alternatives à l’utilisation de l’eau potable.
Les premières expertises sont attendues dans le courant de l’année 2023. Affaire à suivre…
Source :
- Décret n° 2022-1767 du 30 décembre 2022 relatif à la prise en charge et au remboursement des activités de télésurveillance médicale
- Décret n° 2022-1769 du 30 décembre 2022 relatif au contenu de la déclaration des activités de télésurveillance médicale aux agences régionales de santé
- Décret n° 2022-1693 du 27 décembre 2022 portant diverses dispositions relatives aux praticiens associés
- Décret n° 2022-1679 du 27 décembre 2022 relatif aux missions et au cadre de l'intervention du référent handicap dans le parcours du patient en établissement de santé
- Décret n° 2022-1599 du 20 décembre 2022 relatif aux demandes d'utilisation, en tant qu'additifs pour l'alimentation animale, à des fins de recherche scientifique, des substances non autorisées par l'Union européenne
- Réponse ministérielle Molac du 20 décembre 2022, Assemblée nationale, no 362 : « Problématique du sans gluten »
- Réponse ministérielle Desjonquères du 13 décembre 2022, Assemblée nationale, no 2239 : « Utilisation des eaux de pluie dans les établissements de santé »
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vendredi 13 janvier 2023
Plan « 1 jeune, 1 solution » : nouvelle prolongation
Afin d’encourager l’embauche de jeunes, le Gouvernement a mis en place de nombreuses mesures, dont certaines dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution », qui vient d’être prolongé… Jusqu’à quand ?
Plan « 1 jeune, 1 solution » : reconduit pour 2023 !
Pour rappel, les entreprises qui remplissent les conditions nécessaires peuvent bénéficier, jusqu’au 31 décembre 2023, d’une aide de 6 000 € dès lors qu’elles embauchent des jeunes dans le cadre d’un contrat d’alternance.
Cette aide fait partie du plan « 1 jeune, 1 solution » qui vise les jeunes de 16 à 25 ans, et qui a pour objectif :
- de leur faciliter l’entrée dans la vie active grâce à certaines aides, comme l’aide à l’embauche d’un jeune en contrat initiative emploi jeunes (CIE jeunes) ou d’un jeune en parcours emploi compétences (PEC jeunes), etc. ;
- d’orienter et de former 200 000 jeunes au minimum vers des métiers et secteurs dits d’avenir ;
- d’accompagner des jeunes éloignés de l’emploi au moyen de parcours d’insertion adaptés.
Le Gouvernement vient de reconduire ce plan pour l’année 2023.
Source : Actualité Entreprendre.Service-Public.fr du 4 janvier 2023 : « Plan 1 jeune, 1 solution : l'aide à l'embauche des jeunes est prolongée jusqu'à fin 2023 »
Plan « 1 jeune, 1 solution » : ce n’est pas fini… © Copyright WebLex - 2023
vendredi 13 janvier 2023










