Voyage en bateau : quels droits pour les passagers ?
En tant que passager d’une croisière, vous disposez d’un certain nombre de droits, notamment en cas de litige. Lesquels ?
A chaque problème sa solution !
En tant que passager d’une croisière, sachez qu’une règlementation spécifique et protectrice s’applique, sauf exceptions, dès lors que :
- vous utilisez des services de transport de passagers, lorsque le port d’embarquement ou celui de débarquement se situe au sein de l’Union européenne (UE) ;
- vous participez à des croisières lorsque le port d’embarquement est situé sur le territoire de l’UE.
Ainsi, avant de réserver, sachez que vous avez la possibilité, depuis le 1er juillet 2017, de comparer les différentes prestations et les différents modes de transport.
Notez par ailleurs que vous bénéficiez de garanties en cas d’interruption de voyage, notamment :
- à cause d’une annulation ou du départ retardé d’un service de transport de passagers (fourniture de collation, de repas, d’un hébergement dans la limite d’un coût total de 80 € par nuit et par passager, etc.) ;
- lorsqu’un départ est annulé ou retardé de plus de 90 minutes : dans cette hypothèse, les passagers doivent se voir proposer un réacheminent (sous conditions) ou le remboursement du prix du billet avec, le cas échéant, une prise en charge du retour vers le point de départ initial.
Pareillement, si vous subissez un retard à l’arrivée de la destination finale, vous pouvez bénéficier d’une indemnisation couvrant de 25 % à 50 % du prix de votre billet, selon l’ampleur du retard et la durée initiale de votre voyage.
En revanche, rien n’est expressément prévu si vous décidez de ne pas voyager pour une raison qui vous est propre, ou si vous souhaitez annuler votre voyage. Dans ce cas, il conviendra de vous reporter aux conditions générales mises en place par le transporteur pour déterminer si vous pouvez bénéficier d’un remboursement, d’un échange de billet, etc.
Au-delà de ces quelques exemples, retenez que des règles précises s’appliquent en cas :
- de perte de bagages ;
- d’accident corporel ;
- si vous avez le statut de personne handicapée ou à mobilité réduite ;
- de litige.
Vous retrouverez ici tous les détails concernant vos droits et garanties en tant que passager.
Source : Actualité du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, du 7 juillet 2022
Voyage en bateau : quels droits pour les passagers ? © Copyright WebLex - 2022
mercredi 13 juillet 2022
Agrément des associations sportives : quoi de neuf ?
Afin d’obtenir certaines aides financières, les associations sportives doivent obtenir un agrément. Pour cela, elles doivent remplir un certain nombre de conditions qui viennent d’être modifiées. Tour d’horizon de ces modifications…
Un agrément : pour qui ? Pour quoi ?
Pour rappel, les associations sportives peuvent bénéficier d’une aide financière de l’Etat dès lors qu’elles ont obtenu l’agrément prévu à cet effet.
Pour cela, elles doivent remplir diverses conditions, notamment liées aux statuts de l’association et à la demande d’agrément en elle-même.
- Concernant les statuts
Les associations ne peuvent en effet obtenir d’agrément que si leurs statuts comportent des mentions notamment relatives :
- au fonctionnement démocratique de l’association ;
- à la transparence de la gestion ;
- à l’égal accès des femmes et des hommes à ses instances dirigeantes.
De plus, les associations ont l’obligation, en vue de l’obtention de leur agrément, de souscrire un engagement républicain à travers lequel, elles s’engagent à :
- respecter les principes de liberté, d'égalité, de fraternité et de dignité de la personne humaine, ainsi que les symboles de la République au sens de la Constitution ;
- ne pas remettre en cause le caractère laïque de la République ;
- s'abstenir de toute action portant atteinte à l'ordre public.
Notez que le contrat d’engagement républicain doit être annexé à leurs statuts.
En outre, la méconnaissance par l’association des engagements de ce contrat peut désormais entraîner la suspension ou le retrait de son agrément par le préfet du département de son siège social, en fonction de la gravité du manquement.
Vous pouvez retrouver plus de précisions sur ces sanctions ici.
- Concernant la demande d’agrément
Jusqu’à présent la demande d’agrément devait normalement être accompagnée :
- d’un exemplaire des statuts et du règlement intérieur ;
- des procès-verbaux des 3 dernières assemblées générales ;
- des bilans et comptes d'exploitation des 3 derniers exercices.
A ces pièces s’ajoutent désormais :.
- la copie du récépissé de la déclaration préalable que doit faire l’association au représentant de l’Etat dans le département où l’association aura son siège social ;
- le document par lequel le représentant légal de l'association atteste sur l'honneur que celle-ci s'engage à respecter le contrat d'engagement républicain.
Notez par ailleurs que les bilans et comptes d’exploitation exigés sont désormais ceux des 3 derniers exercices clos.
Pour plus de précisions, cliquez ici.
Source : Décret n° 2022-877 du 10 juin 2022 relatif aux conditions d'attribution et de retrait de l'agrément accordé aux associations et aux fédérations sportives
Agrément des associations sportives : quoi de neuf ? © Copyright WebLex - 2022
mercredi 13 juillet 2022
Evènements musicaux : des outils pour mesurer l’empreinte carbone des spectacles
Mesurer notre empreinte carbone est aujourd’hui un véritable enjeu de société, et le monde du spectacle n’y échappe pas. Ainsi, afin de mieux évaluer cette empreinte carbone, de nouveaux outils ont été créés. Explications.
2 nouveaux projets innovants
Afin d’encourager l’innovation dans le secteur de la culture, le Gouvernement a lancé, depuis 2012, l’appel à projets « Services numériques innovants » qui est un dispositif permettant de financer et de soutenir de nouvelles solutions numériques innovantes.
Cette année, ce dispositif a récompensé « So Watt ?! » et l’association BMA, 2 initiatives ayant vocation à mesurer l’empreinte carbone des évènements musicaux.
Le dispositif « So Watt ?! », projet de simulateur destiné aux professionnels leur permettant de jauger de la production énergétique de leurs spectacles, a l’avantage de pouvoir être utilisé par les acteurs du secteur de l’évènementiel et permettra au public de pouvoir s’informer sur son impact carbone.
Le projet de BMA, quant à lui, voit plus large et vise plus globalement le développement durable qui s’articulerait autour de 3 axes :
- environnemental ;
- social ;
- territorial.
Le but est de créer un outil permettant un calcul automatisé des évènements culturels, en prenant en compte ces 3 axes. La forme de cet outil reste encore à définir, mais pourrait correspondre à une combinaison entre un logiciel, une application et un site internet.
Source : Actualité du ministère de la Culture, du 29 juin 2022
Evènements musicaux : c’est trop de la watt ? © Copyright WebLex - 2022
mercredi 13 juillet 2022
IOTA : vers un dépôt dématérialisé de leur déclaration
Les installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) ayant une incidence sur l’eau ou le fonctionnement des écosystèmes aquatiques (industriels, agriculteurs, etc.) doivent être déclarés selon une procédure spécifique. Celle-ci vient de faire l’objet de quelques modifications. Lesquelles ?
Modification de la procédure de déclaration des IOTA
Actuellement, la réglementation impose la déclaration des IOTA (installations, ouvrages, travaux et activités ayant une incidence sur l’eau ou le fonctionnement des écosystèmes aquatiques) via le dépôt de 3 exemplaires papier et également sous forme électronique.
À compter du 25 juillet 2022, cette procédure sera, par défaut, dématérialisée : le déclarant devra donc, en principe, déposer sa déclaration sous la forme électronique (téléprocédure). Il pourra toutefois continuer d’utiliser un exemplaire papier mais, dans ce dernier cas, la déclaration devra tout de même être accompagnée de sa version électronique.
De nouveaux éléments seront par ailleurs à inclure dans la déclaration, comme les moyens de surveillance ou d’évaluation prévus lors des phases de construction et de fonctionnement, notamment concernant les prélèvements et les déversements.
L’intégralité de cette nouvelle procédure peut être consultée ici.
Source : Décret n° 2022-989 du 4 juillet 2022 relatif à la procédure de déclaration en matière de police de l'eau
IOTA : vers un dépôt dématérialisé de leur déclaration © Copyright WebLex - 2022
mercredi 13 juillet 2022
Des précisions sur la nouvelle profession de commissaire de justice
Depuis le 1er juillet 2022, les professions d’huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire ont fusionné. De cette fusion est née une nouvelle profession, celle de commissaire de justice, dont les conditions d’exercice viennent d’être précisées…
Commissaires de justice : des conditions d’exercice précises
La nomination aux offices de commissaires de justice obéit à des règles strictes.
Par exemple, quand la nomination intervient sur présentation (c’est-à-dire si un candidat souhaite prendre la succession d’un commissaire de justice existant), pour un office à créer ou un office vacant, le commissaire de justice est nommé par arrêté du garde des Sceaux.
En tout état de cause, les commissaires de justice doivent prêter serment devant le tribunal judicaire du siège de leur office dans le mois de leur nomination.
Le détail des conditions d’exercice des commissaires de justice peut être retrouvé ici.
Par ailleurs, l’exercice de la profession est également encadré selon la forme de la société concernée (société civile professionnelle, société d’exercice libéral, société en participation et société de participations financières). Vous pouvez retrouver ici le détail de ces dispositions.
Sources :
- Décret n° 2022-949 du 29 juin 2022 relatif aux conditions d'exercice des commissaires de justice
- Décret n° 2022-950 du 29 juin 2022 relatif à certaines sociétés constituées pour l'exercice de la profession de commissaire de justice
Des précisions sur la nouvelle profession de commissaire de justice © Copyright WebLex - 2022
mercredi 13 juillet 2022
Concurrence et consommation : quoi de neuf en matière de contrôle ?
Les services chargés de la concurrence et de la consommation sont tenus d’assurer le respect de la règlementation en vigueur en la matière et peuvent, à cette fin, dresser des procès-verbaux et procéder au prélèvement d’échantillons. Ces 2 points viennent récemment d’évoluer d’un point de vue procédural…
Concurrence et consommation : légers ajustements techniques
Pour mémoire, les services chargés de la concurrence et de la consommation ont notamment pour mission de s’assurer que la règlementation relative à la liberté des prix et à la concurrence est pleinement respectée par les entreprises.
Dans le cadre de cette mission, les agents habilités procèdent à diverses enquêtes qui donnent lieu à l’établissement de procès-verbaux.
Par principe, ceux-ci doivent énoncer la nature, la date et le lieu des constatations ou des contrôles effectués.
Jusqu’à présent, les procès-verbaux devaient, sauf exception, être signés par la personne concernée par les investigations. Cette exigence a été supprimée au 4 juillet 2022.
Dans le cadre de la recherche et de la constatation d’infractions, les agents des services de la concurrence et de la consommation peuvent également être amenés à effectuer des prélèvements d’échantillons.
A ce sujet, il est désormais prévu, conformément à la règlementation européenne, que les opérateurs du secteur alimentaire et de l’alimentation animale ont la possibilité de demander l’avis d’un second expert sur les analyses effectuées dans le cadre d’un contrôle officiel.
En cas de différend entre les agents de contrôle et les opérateurs sur la base de ce second avis, les opérateurs peuvent demander, à leurs propres frais, l’examen documentaire de l’analyse, de l’essai ou du diagnostic initial voire, le cas échéant, une autre analyse, un autre essai ou un autre diagnostic par un autre laboratoire officiel.
Source : Décret n° 2022-973 du 1er juillet 2022 portant diverses dispositions relatives aux contrôles effectués par les agents des services chargés de la concurrence et de la consommation
Concurrence et consommation : quoi de neuf en matière de contrôle ? © Copyright WebLex - 2022
mercredi 13 juillet 2022










