Coronavirus (COVID-19) et services d’urgences : quelles mesures pour soutenir le secteur médical pendant l’été ?
Pour faire face aux défis de l’été, de nouvelles mesures de soutien au secteur médical viennent d’être annoncées. Faisons le point…
Coronavirus (COVID-19) : le point sur les nouvelles mesures de faveur
Pour permettre aux services d’urgences médicales de faire face à la recrudescence de l’épidémie de coronavirus et d’assurer la permanence et la continuité des soins au cours de l’été, de nouvelles mesures de soutien du secteur médical ont été prises pour la période allant du 1er juillet 2022 au 20 septembre 2022.
Celles-ci visent notamment :
- à inciter les médecins libéraux à prendre en charge des patients sur régulation du SAMU ou du service d’accès aux soins ; à ce titre, il est prévu que les médecins exerçant à titre libéral bénéficient, jusqu'au 30 septembre 2022, d'un supplément de rémunération de 15 € pour tout acte de soins non programmés qu’ils ont réalisé au profit d'un patient dont ils ne sont pas le médecin traitant dans les 48 heures après régulation par le service d'accès aux soins ou le service d'aide médicale urgente (en dehors des horaires de la permanence de soins ambulatoires) ; notez que les consultations et actes pour lesquels ce supplément de rémunération est versé ne peuvent pas donner lieu à dépassement ;
- à faciliter temporairement la possibilité pour les médecins, sage-femmes et infirmiers de collaborer avec un adjoint ;
- à favoriser l'ouverture des maisons médicales de garde le samedi matin et à adapter la rémunération des médecins libéraux prenant en charge des patients sur régulation du SAMU ou du service d'accès aux soins au sein de ces structures sur cette plage horaire ; à ce titre, il est prévu que les médecins généralistes libéraux bénéficient, jusqu'au 30 septembre 2022, d'un supplément de rémunération de 15 € pour tout acte de soins non programmés qu’ils réalisent sur régulation du service d'aide médicale urgente ou du service d'accès aux soins et au plus tard 48 heures suivant cette régulation et réalisé dans une maison médicale de garde le samedi entre 8 heures et 12 heures au profit d'un patient dont ils ne sont pas le médecin traitant ;
- à encourager le recours aux téléconsultations par une prise en charge totale par l'Assurance maladie obligatoire ; à ce titre, la participation de l'assuré relative aux actes de téléconsultation est suspendue jusqu'au 30 septembre 2022.
Source : Arrêté du 11 juillet 2022 modifiant l'arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire
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mardi 12 juillet 2022
Enregistrement d’une marque européenne : attention à la mauvaise foi !
Parce qu’elle estime que la société avec qui elle était précédemment en affaires a cherché à tirer profit de leur relation passée, une entreprise décide de demander l’annulation de la marque que celle-ci a enregistrée. Avec une bonne raison ?
Droit des marques : « bien mal acquis ne profite jamais »…
Une société achète du beurre irlandais à une entreprise puis le revend en Espagne, sous une marque comprenant des éléments faisant référence à l’origine irlandaise du produit.
Après la fin de cette relation commerciale, la société continue de vendre ses produits en Espagne sous la même marque, dont elle demande l’enregistrement, 3 ans plus tard, auprès de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).
Mais l’entreprise avec laquelle elle était précédemment en contrat décide de demander l’annulation de cet enregistrement…
Selon elle, la société a demandé l’enregistrement de sa marque de mauvaise foi, puisque lors du dépôt de cette demande, le beurre qu’elle vendait ne provenait plus d’Irlande.
« Exact », confirme le juge, qui souligne que les consommateurs espagnols, habitués, pendant des décennies, à l’apposition de la marque en question sur du beurre provenant d’Irlande, pouvaient être induits en erreur quant à la provenance géographique des produits vendus par la société, dont certains ne provenaient pas d’Irlande.
En outre, à la date de demande d’enregistrement de la marque, l’usage de celle-ci pour des produits n’ayant pas d’origine irlandaise faisait d’ores et déjà l’objet de controverses quant à son caractère trompeur, ce que la société ne pouvait pas ignorer.
Enfin, dans cette affaire, la société a cherché, de mauvaise foi, à tirer profit de la bonne presse des produits provenant d’Irlande : à cette fin, elle a adopté une stratégie commerciale d’association avec les marques comprenant l’élément relatif à l’Irlande, qui étaient liées à son ancienne relation commerciale avec l’entreprise et ce, dans le but de tirer un bénéfice de cette relation terminée.
Pour toutes ces raisons, l’enregistrement de la marque de la société doit être considéré comme contraire aux usages honnêtes en matière industrielle et commerciale. Il doit donc être annulé…
Source : Arrêt du Tribunal T-306/20, Hijos de Moisés Rodríguez González, SA/EUIPO - Irlande y Ornua (La Irlandesa 1943)
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mardi 12 juillet 2022
Achat/location de véhicules peu polluants : le point sur le « bonus écologique »
Le dispositif prévoyant l’octroi d’une aide financière en vue de l’achat ou de la location de véhicules peu polluants vient de faire l’objet de diverses modifications. A quel(s) niveau(x) exactement ?
Véhicules peu polluants : le point sur le « bonus écologique »
Pour mémoire, le « bonus écologique » est un dispositif de soutien financier destiné à favoriser l’achat de véhicules peu polluants (de types électriques et hybrides).
Ce dispositif vient de faire l’objet de certaines modifications ayant notamment trait :
- à la quantité de CO2 devant être émise par le véhicule acheté ou loué d’occasion, qui passe à 0 gramme par kilomètre au 1er juillet 2022 ; lorsqu’elles sont plus avantageuses, les anciennes conditions peuvent toutefois demeurer applicables pour les véhicules commandés ou dont le contrat de location a été signé avant le 30 juin 2022, à condition que leur facturation ou le versement du premier loyer intervienne au plus tard le 31 décembre 2022 ;
- au plafonnement du montant de l’aide octroyée à compter du 1er janvier 2023 ; là encore, il est prévu que lorsqu’elles sont plus avantageuses, les anciennes conditions peuvent demeurer applicables pour les véhicules commandés ou dont le contrat de location a été signé avant le 31 décembre 2022, à condition que leur facturation ou le versement du premier loyer intervienne au plus tard le 30 juin 2023.
Source : Décret n° 2022-960 du 29 juin 2022 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
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mardi 12 juillet 2022
Avocats : des ajustements concernant l’organisation de la profession
Quelques ajustements concernant l’organisation de la profession d’avocat sont entrés en vigueur le 2 juillet 2022. Au programme : nouvelles modalités du vote électronique des membres du Conseil national des barreaux (CNB), procédure de recouvrement de la cotisation annuelle et procédure disciplinaire.
Des nouveautés depuis le 2 juillet 2022
La 1re nouveauté concerne l’organisation des élections des membres du CNB (Conseil national des barreaux). Jusqu’ici confiée aux différents barreaux, l’organisation des opérations électorales et du dépouillement des votes est désormais confiée au CNB et se déroule de manière électronique.
La 2e modification porte sur la procédure de recouvrement de la cotisation annuelle due par les avocats redevables au CNB : la mise en demeure de payer doit, en effet, désormais préciser que l’avocat redevable de l’intégralité de ses cotisations pourra faire l’objet d’une décision ayant force exécutoire si la dette n’est pas acquittée dans le mois de sa notification.
Enfin, la dernière modification porte sur la procédure disciplinaire des avocats : l’avertissement, le blâme et l’interdiction temporaire d’exercice peuvent être désormais assortis de peines complémentaires, comme l’interdiction temporaire de conclure un nouveau contrat de collaboration ou un nouveau contrat de stage avec un élève-avocat. Ces nouvelles dispositions ne s’appliquent que pour les procédures disciplinaires engagées et les réclamations reçues depuis le 2 juillet 2022.
Source : Décret n° 2022-965 du 30 juin 2022 modifiant le décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat
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mardi 12 juillet 2022
Open data des décisions de justice : vers plus d’accessibilité
Dans le but de rendre la justice plus accessible au public, le gouvernement vient de diffuser l’intégralité des décisions de la justice administrative via la plateforme Open data des décisions de justice. Revue de détails…
Diffusion de l’intégralité des décisions de la justice administrative
Pour rappel, « l’Open data » permet de rendre les décisions des juridictions judicaires et administratives accessibles gratuitement et électroniquement au public.
Désormais, l’ensemble des décisions de la justice administrative sont disponibles en open data, sur un site internet dédié.
Vous pouvez y retrouver toutes les décisions rendues par les juridictions administratives à partir :
- du 30 septembre 2021 pour les décisions du Conseil d'Etat ;
- du 31 mars 2022 s'agissant des décisions des cours administratives d'appel ;
- du 30 juin 2022 s'agissant des décisions des tribunaux administratifs.
Notez par ailleurs, qu’en plus de l’Open data, vous pouvez retrouver certaines décisions de justice présentant un intérêt particulier sur le site du Conseil d’Etat (Ariane web).
Source : Site officiel de l’Open Data de la justice administrative
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mardi 12 juillet 2022
Crise ukrainienne et secteur agricole : la MSA vous accompagne…
Afin de soutenir le secteur agricole face à la crise ukrainienne, le Gouvernement a mis en place de nombreuses mesures, parmi lesquelles un dispositif exceptionnel de prise en charge des cotisations sociales dont les conditions sont aujourd’hui précisées. Revue de détails.
« Pec résilience » : un soulagement pour la trésorerie
Pour rappel, un dispositif de prise en charge des cotisations sociales, ainsi que des possibilités de report ont récemment été mis en place : il s’agit du « Pec résilience ». Les conditions d’accès à ces dispositifs, qui devaient faire l’objet de précisions, sont aujourd’hui connues.
Ainsi, pour pouvoir en bénéficier :
- il faut relever du secteur :
- ○ de la production agricole primaire ;
- ○ ou de l’exploitation forestière ;
- ○ ou de la prestation de travaux agricoles ou forestiers ;
- ○ ou de l’aquaculture (marine et continentale) ;
- ○ ou de la pêche professionnelle à pied ou en eau douce ;
- il faut être affilié à la MSA ;
- l’exploitation ou l’entreprise agricole doit être viable ;
- la structure doit connaître des difficultés de trésorerie (notamment pour régler les cotisations sociales) ;
- la structure doit avoir supporté un surcoût de 50 % des coûts sur un ou plusieurs postes de dépenses impactés par la crise ukrainienne (carburant, électricité, engrais etc.), justificatifs à l’appui.
Restent toutefois exclus du dispositif :
- les groupements d’employeurs ;
- les cotisants de solidarité.
Notez que le surcoût doit avoir été supporté au cours de la période comprise entre le 1er mars 2022 et le 30 septembre 2022, en tout ou partie, étant précisé que pour chaque poste de dépense, il doit être évalué par rapport aux coûts observés :
- sur une période comprise entre le 1er mars 2021 et le 30 septembre 2021 (en tout ou partie) et qui correspond à la période retenue en 2022 ;
- ou sur la totalité de l’année 2021 mais proratisée par rapport à la durée de la période 2022 prise en compte.
Le montant de l’aide est fixé à 30 % du surcoût constaté, dans la limite de 3 800 €. Ce plafond pourra être porté à 5 000 € si la situation du cotisant le justifie.
Il est également précisé que le montant total des aides relatives à la crise ukrainienne ne pourra pas dépasser :
- 35 000 € par entreprise relevant du secteur de la production agricole primaire ou de la pêche et de l’aquaculture ;
- 400 000 € pour les autres entreprises.
Un ordre de priorité est prévu concernant l’application du « Pec résilience ». Vous pouvez le retrouver ici.
Ce dispositif est notamment cumulable avec :
- l’aide alimentation en faveur des éleveurs, dès lors que les surcoûts liés à l'alimentation animale ne sont pas pris en compte dans le cadre de la demande de la prise en charge ;
- les autres dispositifs de prise en charge de cotisations, à partir du moment où le point de départ de ces aides est différent.
Pour pouvoir bénéficier de ce dispositif, vous avez jusqu’au 1er octobre 2022 pour adresser votre formulaire de demande à la MSA compétente.
Pour finir, sachez qu’il est possible de demander un report des cotisations sociales.
Source : Actualité de la MSA du 24 juin 2022
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lundi 11 juillet 2022










